La ville de Lausanne accueille du 20 au 23 août la première édition du Festival international du livre et des arts africains (FILAA). Installé sur l’esplanade et au Casino de Montbenon, cet événement propose quatre jours de rencontres, de lectures et d’échanges consacrés aux littératures et aux arts du continent africain et de sa diaspora.
Un espace pour des voix longtemps marginalisées
Le FILAA entend corriger, selon ses organisateurs, des décennies de récits « biaisés ou incomplets » en offrant une plateforme où les artistes africains peuvent raconter leurs propres histoires. Le festival mettra en lumière une diversité de genres — du roman à la poésie, en passant par la littérature jeunesse — et entend refléter la richesse et la modernité des cultures africaines.
« La richesse et la modernité des cultures africaines méritent un espace d’expression à part entière. Face à des décennies de récits biaisés ou incomplets, il est devenu urgent de créer une plateforme où les artistes du continent africain et de la diaspora peuvent raconter leurs propres histoires », explique le fondateur du festival, Tidiane Diouwara.
Programme et ambitions
Organisé sur l’esplanade et au Casino de Montbenon, le festival propose un programme centré sur la découverte et l’échange. Au fil des quatre jours, le public pourra assister à des rencontres avec des auteurs, des lectures, et des manifestations artistiques visant à présenter « une représentation large » de la création africaine. Les organisateurs insistent également sur la dimension pédagogique : le FILAA veut être un lieu de réflexion, d’éducation et de transmission.
- Dates : 20–23 août
- Sites : Esplanade et Casino de Montbenon, Lausanne
- Objectif : promouvoir les littératures et les arts africains et de la diaspora, favoriser les échanges et la transmission
| Élément | Informations |
|---|---|
| Nom | Festival international du livre et des arts africains (FILAA) |
| Période | 20–23 août |
| Lieu | Esplanade et Casino de Montbenon, Lausanne |
Un événement inscrit dans un contexte de visibilité
La création du FILAA s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’un renforcement des espaces dédiés aux cultures africaines en Europe, qui cherchent à sortir des stéréotypes pour montrer la pluralité des expressions artistiques contemporaines. En proposant des formats variés et une attention portée à la transmission, le festival vise non seulement le public déjà amateur d’arts et de lettres, mais aussi de nouveaux publics, familles et jeunes lecteurs.
Le festival se déroule sur quatre jours et promet d’être un lieu de rencontres entre artistes, éditeurs, chercheurs et spectateurs. L’accent mis sur la diversité des genres littéraires et artistiques devrait permettre aux visiteurs d’aborder la création africaine sous plusieurs angles complémentaires.
Les organisateurs, relayés par la Ville de Lausanne, soulignent l’urgence culturelle et sociale d’offrir des plateformes où des voix souvent marginalisées peuvent se faire entendre de manière autonome et collective. À l’heure où les débats sur représentation et décolonisation des collections et programmes culturels restent vifs, le FILAA se présente comme une réponse pratique et symbolique : créer un temps et un lieu dédiés pour que les acteurs concernés prennent la parole et construisent leurs propres récits.
Pour le public intéressé, le détail complet du programme et des participants est communiqué via les canaux officiels de la Ville de Lausanne et les plateformes du festival.