Le Conseil d’État du canton de Vaud a confirmé la nomination de Laurence Boland au poste de directrice générale de la santé (DGS). Elle entrera officiellement en fonction le 1er septembre, après avoir assuré l’intérim du service depuis plusieurs mois, indique un communiqué publié jeudi.
Un parcours centré sur la santé publique et la gestion hospitalière
Laurence Boland dispose d’un parcours de plus de quinze ans dans le domaine de la santé publique et de l’administration hospitalière. Avant son arrivée à la DGS, elle a occupé divers postes au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), dont celui de directrice administrative d’un département. Au sein de la Direction générale de la santé, elle a successivement dirigé la Direction Hôpitaux, puis a exercé la fonction de directrice générale adjointe entre 2024 et 2026.
| Période | Fonction |
|---|---|
| Avant DGS | Postes administratifs au CHUV, dont directrice administrative de département |
| 2024–2026 | Directrice générale adjointe, Direction générale de la santé (Vaud) |
| Depuis intérim | Directrice générale par intérim, DGS (Vaud) |
| 1er septembre | Prise de fonction officielle comme directrice générale de la santé |
Priorités annoncées : jeunes, première ligne et coordination
Lors du processus de sélection, la candidate a exposé plusieurs axes de travail qu’elle souhaite développer durant son mandat. Elle mettra principalement l’accent sur la santé mentale des enfants et des jeunes et sur le renforcement de la première ligne de soins, en particulier la médecine de famille et les nouveaux modèles interprofessionnels.
« santé mentale des jeunes »
Elle entend également soutenir le développement des réseaux de santé afin d’améliorer la coordination des parcours de soins et de renforcer les actions de prévention. Ces orientations s’inscrivent dans une logique de proximité et de continuité des soins entre hôpitaux et acteurs de première ligne.
Conséquences et enjeux pour le canton
La confirmation de Laurence Boland à la tête de la DGS intervient dans un contexte où la santé mentale des jeunes constitue une préoccupation croissante pour les autorités sanitaires. Le renforcement de la médecine de famille, déjà évoqué par plusieurs cantons suisses et observé dans des réformes en Europe, vise à améliorer l’accès aux soins et à alléger la pression sur les services hospitaliers.
La priorité donnée aux modèles interprofessionnels et aux réseaux de santé pourrait se traduire par des initiatives visant à faciliter le travail en équipe entre médecins généralistes, infirmiers, psychologues et autres acteurs de santé communautaire. Une telle stratégie exige cependant un pilotage administratif solide, une répartition claire des compétences et des financements adaptés, points sur lesquels la DGS devra rapidement préciser ses propositions opérationnelles.
Un choix institutionnel et ses limites
Le Conseil d’État a confirmé une candidate issue de l’institution elle-même, qui connaît donc déjà les dossiers et le fonctionnement de la DGS. Cette continuité peut faciliter la mise en œuvre des priorités annoncées. Reste à voir comment seront traduits en actions concrètes les objectifs affichés, notamment en matière de moyens financiers, de recrutement et de coordination entre acteurs publics et privés.
La prise de fonction officielle de Laurence Boland le 1er septembre marquera le début d’un mandat durant lequel le suivi des indicateurs de santé mentale chez les jeunes et l’évaluation de l’accès à la médecine de famille seront observés de près par les autorités cantonales et les professionnels de santé.
- Date effective : 1er septembre.
- Priorités : santé mentale des enfants et des jeunes ; renforcement de la première ligne et de la médecine de famille ; développement des réseaux de santé.
- Expérience : plus de quinze ans en santé publique et gestion hospitalière, postes au CHUV et à la DGS.
Le communiqué du Conseil d’État constitue la source officielle de cette désignation. Les autorités cantonales et la nouvelle direction générale seront attendues sur des plans d’action concrets et des calendriers de mise en œuvre dans les prochains mois.