Les principaux établissements de formation en santé au Vietnam publient des résultats d’admission en nette progression : l’Université de médecine de Hanoï affiche un score d’entrée en médecine à 28,5, soit une hausse de 0,33 point par rapport à 2025, selon les communiqués rendus publics le 11 août.
Un relèvement généralisé des seuils
Dans l’ensemble des facultés et universités concernées, les seuils minimaux exigés pour intégrer les cursus en santé ont augmenté. À Hanoï, aucune filière n’affiche désormais un plancher inférieur à 17,75 points sur le campus principal, ni à 19,2 points pour l’antenne de Thanh Hoa — un changement notable par rapport à l’année précédente.
Les hausses les plus marquées concernent des filières souvent moins médiatisées que la médecine : la médecine préventive voit sa note minimale grimper de 3,25 points (de 17 à 20,25), la santé publique progresse de 2,6 points et la nutrition de 1,75 point.
Filières d’excellence et tendances par établissement
Si certaines filières connaissent des variations modestes, elles conservent des positions élevées au classement national. La dentisterie reste la filière affichant la note minimale la plus élevée au pays, avec 27,57 (augmentation de 0,23 point).
L’Université de médecine et de pharmacie relevant de l’Université nationale du Vietnam à Hanoï observe elle aussi des progressions, particulièrement marquées en infirmier(ère) : la note minimale pour la filière infirmière augmente de 3,76 points, passant de 19 en 2025 à 22,76 cette année. Les formations en technologies médicales (imagerie, analyses de laboratoire) enregistrent des hausses comprises entre 1,46 et 2,16 points.
| Filière | Seuil actuel | Variation vs 2025 |
|---|---|---|
| Médecine (Université de Hanoï) | 28,5 | +0,33 |
| Médecine (Université de médecine et pharmacie, VNU HN) | 27,43 | stable |
| Dentisterie | 27,57 | +0,23 |
| Médecine préventive | 20,25 | +3,25 |
| Infirmier(ère) | 22,76 | +3,76 |
Étendue géographique des progrès
Les tendances à la hausse ne se limitent pas à Hanoï. Les examens d’entrée des universités de Thai Nguyen, de Vinh et de l’Université de technologie médicale de Hai Duong montrent également une progression des seuils, en particulier pour la filière médicale. Les détails chiffrés diffèrent selon l’établissement, mais la direction générale est cohérente : plus d’exigence pour accéder aux programmes de santé.
Conséquences et questions ouvertes
- Cette progression des seuils traduit une pression accrue sur l’admission aux études de santé, qui pourrait refléter à la fois une hausse du niveau des candidats et une concurrence renforcée pour un nombre de places inchangé.
- La montée des scores dans les filières techniques et paramédicales (technologies médicales, infirmier(ère), santé publique) suggère un intérêt croissant et/ou une amélioration des préparations à ces concours.
- Reste à voir comment ces évolutions impacteront l’offre de soins à moyen terme : une sélection plus sévère peut modifier la composition et les débouchés des promotions, sans que les communiqués consultés n’apportent d’éléments sur les capacités pédagogiques ou les quotas d’admission.
À défaut de précisions supplémentaires sur l’évolution des capacités d’accueil et des politiques d’enseignement supérieur, ces annonces constituent néanmoins un signal fort : l’entrée dans les études de santé au Vietnam devient plus sélective, avec des hausses notables sur plusieurs filières et une confirmation de la place dominante de la médecine et de la dentisterie dans la hiérarchie des scores d’admission.