Le vidéaste et humoriste Grégory Guillotin, connu pour ses caméras cachées et ses formats humoristiques en ligne, est visé par une plainte pour violences conjugales et harcèlement déposée en juin par son ex-compagne. Dans une déclaration adressée aux médias, il reconnaît des faits de violence pendant leur relation et affirme éprouver « honte ».
Reconnaissance des faits et prise en charge psychologique
Dans le texte transmis samedi, l'intéressé explique avoir été violent à plusieurs reprises au cours d'une relation qui a duré sept ans. Il écrit ne pas vouloir nier ni justifier ces comportements et prononce des excuses publiques envers la personne qui a partagé sa vie. Il précise également avoir entamé un suivi médical et psychologique :
- consultation chez un psychiatre commencée un an avant la fin de la relation ;
- suivi régulier auprès d'un psychologue spécialisé dans l'accompagnement des auteurs de violences conjugales, suivi que l'auteur affirme poursuivre aujourd'hui.
« Je ne vais ni les nier, ni chercher à les justifier. J’ai honte. »
Il indique enfin qu'il se tiendra à la disposition de la justice : « Je m'expliquerai devant les enquêteurs, pas ici. Je répondrai à la justice. » Il déclare ne plus vouloir s'exprimer publiquement sur l'affaire tant que la procédure est en cours.
La plainte et l'état des procédures
La plainte a été déposée le 17 juin auprès du parquet du tribunal judiciaire d'Évry (Essonne). La personne à l'origine de la plainte a 27 ans aujourd'hui, selon les éléments communiqués. Sollicité, le parquet a précisé qu'au stade actuel aucun service d'enquête n'avait encore été saisi.
| Élément | Information communiquée |
|---|---|
| Date de dépôt de la plainte | 17 juin |
| Durée de la relation | 7 ans |
| Âge de la plaignante | 27 ans (aujourd'hui) |
| Prise en charge psychologique | Psychiatre puis suivi par un psychologue spécialisé |
Conséquences médiatiques et judiciaires
La déclaration publique de l'humoriste intervient alors que la plainte est connue et que l'enquête judiciaire n'a pas, selon le parquet, encore été formellement engagée. La reconnaissance des faits par une personnalité médiatique suscite des réactions et interroge sur la gestion par les auteurs présumés de violences conjugales de la double vie privée/professionnelle.
Sur le plan judiciaire, la transmission d'une plainte au parquet est la première étape. Si le parquet décide de saisir un service d'enquête, des investigations (auditions, constatations médicales éventuelles, etc.) pourront être ordonnées par la police ou la gendarmerie. L'auteur de la plainte pourra être entendu par les enquêteurs et le mis en cause par la suite. Là encore, selon les éléments disponibles à cette heure, aucune de ces étapes n'a été lancée officiellement.
Lisibilité publique et responsabilité personnelle
En reconnaissant ses actes et en annonçant un suivi thérapeutique, l'intéressé affirme vouloir répondre à la justice et limiter ses déclarations médiatiques. Ces aveux publics peuvent peser dans le débat public et dans l'instruction si l'enquête est ouverte, sans pour autant préjuger d'une suite judiciaire. Les victimes de violences conjugales restent souvent confrontées à des démarches longues et difficiles : la parole d'une victime et la réaction d'un mis en cause peuvent, chacune à leur manière, influer sur la perception et le traitement médiatique du dossier.
À ce stade, la procédure judiciaire reste à l'état initial : la plainte existe et l'intéressé a reconnu des violences dont il dit assumer la responsabilité, mais aucune enquête n'a encore été formellement engagée par les services compétents, selon le parquet d'Évry.