Alexander Zverev a remporté dimanche l'US Open, s'offrant son deuxième titre du Grand Chelem de la saison après sa victoire à Roland‑Garros. L'Allemand de 29 ans s'est imposé face à l'Américain Ben Shelton (23 ans) sur le score de 6-3, 7-6 (7/2), 5-7, 6-2, dans une finale où il a montré une grande maîtrise malgré un set concédé.
La revanche d'une destinée contrariée
Longtemps associé aux déceptions en finales majeures, Zverev joue désormais une autre partition. Sa victoire new‑yorkaise intervient après plusieurs finales perdues par le passé — notamment la cruelle défaite face à Dominic Thiem à l'Arthur‑Ashe en 2018 — et après deux récents rendez‑vous manqués en Grand Chelem (Roland‑Garros 2024 et Open d'Australie 2025). En juin, il avait mis fin à cette série noire en s'imposant à Paris contre l'Italien Flavio Cobolli, au terme d'une bataille en cinq sets.
Dimanche, face à un Shelton découvrant la scène d'une finale majeure, Zverev a alterné puissance et sang‑froid. Il a su imposer son jeu sur les moments décisifs — notamment lors du tie‑break du deuxième set — et a repris la main après avoir laissé échapper le troisième acte.
« C’était ta première finale de Grand Chelem, mais je t’ai déjà dit que tu reviendras ici encore, encore et encore. Et si je devais miser tout mon argent là‑dessus, je parierais qu'un jour ce sera toi qui soulèveras ce trophée. »
Ces mots, prononcés par Zverev à l'adresse de Shelton après la rencontre, en disent long sur l'état d'esprit du vainqueur et sur le respect porté au finaliste américain.
Contexte et limites de ce triomphe
Le tableau du tournoi et l'actualité des principaux rivaux apportent des nuances à l'exploit : Jannik Sinner, N.1 mondial, était absent à New York en raison d'une blessure au genou, tandis que Carlos Alcaraz, souvent cité parmi les rivaux directs de Zverev, revenait sur le circuit après plus de quatre mois d'absence et a été éliminé en quart de finale par Shelton. Certains observateurs évoqueront ces éléments pour relativiser le parcours, mais la qualité du jeu et la régularité de Zverev sur la saison restent indéniables.
- Deux Grands Chelems en une saison pour Zverev : Roland‑Garros (juin) et US Open (septembre).
- Victoire finale : 6‑3, 7‑6 (7/2), 5‑7, 6‑2 contre Ben Shelton.
- Shelton, 23 ans, disputait sa première finale en Grand Chelem.
| Élément | Faits |
|---|---|
| Vainqueur | Alexander Zverev (29 ans) |
| Finaliste | Ben Shelton (23 ans) |
| Score | 6‑3, 7‑6 (7/2), 5‑7, 6‑2 |
| Titres majeurs en 2026 | 2 (Roland‑Garros, US Open) |
Conséquences sportives
Sur le plan personnel, ce succès constitue une libération et confirme la montée en puissance de Zverev sur la tournée majeure. Psychologiquement, transformer des défaites répétées en victoires sur les plus grandes scènes peut modifier durablement sa perception par ses adversaires et par lui‑même.
Pour Ben Shelton, malgré la défaite, la perspective reste brillante : à 23 ans, il signe un parcours prometteur et repart de New York avec la démonstration qu'il peut battre les meilleurs et atteindre les profondes marches d'un Grand Chelem. Après la finale, Shelton lui‑même n'a pas tari d'éloges sur la saison de Zverev :
« Un deuxième titre du Grand Chelem, deux en une seule année. Tu es l’un des tout meilleurs joueurs du monde, peut‑être le meilleur joueur du monde cette année. »
Reste à voir comment la hiérarchie mondiale évoluera à l'approche des prochains rendez‑vous : l'absence ou les pépins physiques de Sinner et Alcaraz laisseront des interrogations, mais la trajectoire de Zverev cette année impose dorénavant le respect.
Sur le plan belge et européen, ce couronnement d'un des ténors du circuit met la lumière sur une saison tennistique riche en rebondissements, et rappelle que la lutte pour le titre suprême reste ouverte, incertaine et passionnante.