Les Bleues disputeront dimanche 13 septembre (20 h) la première finale de Coupe du monde de leur histoire. Tombées face aux mêmes adversaires aux Jeux olympiques de Paris en 2024, elles retrouveront les États‑Unis avec l’espoir d’une revanche, après un tournoi marqué par une grosse domination collective.
Un parcours sans bavure
La sélection de Jean‑Aimé Toupane a construit sa progression sur une régularité rare : une phase de poules maîtrisée face à la Hongrie, la Corée du Sud et le Nigeria, puis des succès en éliminatoires contre la Chine puis l’Allemagne. Les chiffres parlent d’eux‑mêmes : la France a signé une marge moyenne de +42 points lors de la phase de poules et de +21,5 en phase à élimination.
| Phase | Marge moyenne |
|---|---|
| Phase de poules | +42 |
| Phase éliminatoire | +21,5 |
Ce bilan traduit une équipe capable d’imposer son rythme, de scorer à distance et de défendre avec intensité. L’équilibre entre adresse extérieure et performance défensive ressort comme l’un des atouts majeurs du groupe.
Des leaders bien en place
L’ossature du groupe, largement préservée depuis Paris, pèse forcément dans ce succès. Neuf des douze joueuses présentes cet été en Allemagne faisaient déjà partie du collectif en 2024. À la baguette, Gabby Williams et Marine Johannès continuent d’être les fers de lance offensifs : la première compile 18,4 points par match (3e meilleure marqueuse du tournoi), la seconde 15,8 (10e).
À cet apport régulier s’ajoutent des jokers capables de faire basculer une rencontre. Pauline Astier et Leïla Lacan ont apporté des impulsions notables en attaque, tandis que l’entraîneur peut aussi compter sur des entrants capables d’enflammer un match comme Janelle Saläun ou de modifier l’équilibre du jeu, comme Carla Leite.
- Solidité collective : jeu rapide, défense rigoureuse, efficacité à trois points.
- Expérience conservée : neuf joueuses venues de Paris 2024.
- Multiplicité d’options : plusieurs « facteurs X » possibles en sortie de banc.
« Elles jouent à un niveau très impressionnant, avec très peu de faiblesses. Elles sont très adroites à trois points, c'est une équipe qui est capable de défendre fort, ça joue vite, ça peut jouer extérieur‑intérieur », a analysé Edwige Lawson‑Wade.
Le commentaire de l’ancienne internationale met en lumière la complémentarité du collectif et la palette offensive à disposition du staff tricolore.
Le défi américain
Reste l’obstacle le plus ardu : les États‑Unis, tenantes d’un palmarès inégalé sur la scène mondiale. C’est contre elles que la France avait été privée de l’or olympique à Paris, dans une finale cruelle décidée sur un détail. À Berlin, la confrontation promet d’être très différente : les Bleues abordent la rencontre avec davantage d’expérience collective et des solutions multiples pour faire vaciller la machine américaine.
Dimanche, tout se jouera sur la capacité de la France à imposer son rythme, à limiter les individualités adverses et à faire parler son adresse extérieure. Si le plan de jeu répond présent, la finale pourrait bien rester ouverte jusqu’aux dernières minutes — avec la possibilité d’écrire, pour la première fois, une page historique du basket français.