Environ 700 personnes se sont retrouvées vendredi et samedi sur la place de la Citoyenneté et de la Coopération à Rouyn‑Noranda pour la manifestation Afrostival, un rendez‑vous interculturel dédié aux cultures africaines présenté cette année sous le thème « La culture en partage ». Le bilan, communiqué par les organisateurs, révèle une fréquentation soutenue et une audience largement diverse.
Un public mixte et une volonté d’ouverture
Les organisateurs, réunis au sein d’Agriculture Production, estiment que près de 60 % des visiteurs n’étaient pas d’origine africaine. Cette statistique illustre l’objectif affiché du festival : faire découvrir et partager des traditions artistiques, musicales et artisanales au‑delà des communautés d’origine. L’événement a proposé un programme mêlant concerts, danses, artisans locaux et animations de rue, dans une atmosphère conviviale et familiale.
« On est vraiment surpris de voir que la participation est à 60 % des gens qui ne sont même pas africains, c’est ça qu’on voulait en fait. Parce que, comme on l’a dit, cette année c’était La culture en partage. Nous venons vous présenter la culture africaine, mais le public a vraiment répondu. »
Cette déclaration, prononcée par le président d’Africulture Production, met en relief la double ambition du festival : célébrer les cultures africaines tout en favorisant les échanges et l’intégration sociale. Les organisateurs se sont dits satisfaits de la réponse du public et des artistes, soulignant la réussite locale de la manifestation.
Artisans et créateurs : visibilité et perspectives
Parmi les exposants, des créateurs d’origine africaine ont pu présenter leurs productions. C’est le cas de Stéphanie Mafo, artisan camerounaise propriétaire de la boutique « Univers de Mafo », qui tenait un kiosque pour vendre ses créations. Elle a salué l’accueil et l’ambiance du public, évoquant des perspectives d’expansion pour son activité.
- Présence d’artisans et commerçants issus de la diaspora africaine ;
- Animations de rue, dont jongleurs et percussionnistes ;
- Ateliers et maquillage pour enfants, participation familiale importante.
La présence d’artistes de rue — notamment un jongleur sur échasses accompagné de percussionnistes — a renforcé le caractère festif de l’événement, attirant un public intergénérationnel venu profiter des spectacles et des stands.
Un festival comme vecteur d’accueil
Au delà du divertissement, l’Afrostival joue un rôle d’intégration : des nouveaux arrivants ont témoigné du réconfort apporté par l’événement. Caroline Lalanne, récemment arrivée de France, est venue avec sa fille pour rencontrer d’autres personnes et faciliter ses premiers contacts en ville. Son témoignage illustre l’impact social d’un tel rassemblement, capable de réduire l’isolement et de créer des occasions d’échanges informels.
Les organisateurs prévoient de capitaliser sur cette édition pour pérenniser l’événement et accroître encore sa capacité à rassembler des publics variés. La réussite de cette formule interculturelle invite à réfléchir au rôle des festivals locaux comme espaces d’échanges culturels et d’intégration, autant dans les villes canadiennes que dans les contextes européens où vivent des communautés diasporiques analogues.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Fréquentation estimée | ~700 personnes |
| Proportion de visiteurs non‑africains | ~60 % |
Si l’Afrostival demeure un événement local par son ancrage à Rouyn‑Noranda, il illustre une dynamique partagée par de nombreuses manifestations culturelles contemporaines : l’art et l’artisanat comme leviers de rencontre, des programmes conçus pour séduire un public large, et une contribution tangible à l’intégration des nouveaux arrivants.