Santé Aigues-Mortes Gard (30)

Un premier cas autochtone de chikungunya confirmé à Aigues‑Mortes dans le Gard

L'ARS Occitanie signale un cas de chikungunya chez une personne n'ayant pas voyagé en zone tropicale. Des opérations de démoustication et des recommandations sanitaires sont déployées autour des lieux fréquentés à Aigues‑Mortes.

Un premier cas autochtone de chikungunya confirmé à Aigues‑Mortes dans le Gard
©Illustration IA Awa Diallo / we-news.com

Un premier cas autochtone de chikungunya a été confirmé cette semaine à Aigues‑Mortes, dans le Gard, a annoncé l'Agence régionale de santé (ARS) Occitanie. La personne concernée n'avait pas récemment séjourné dans une zone tropicale où circule habituellement le virus. Son état de santé n'inspire pas d'inquiétude particulière, selon les autorités sanitaires.

Mesures locales de prévention et démoustication

Pour limiter le risque de transmission locale, des opérations de démoustication sont menées autour des lieux fréquentés par la personne contaminée. Une intervention est prévue le vendredi 25 septembre au soir le long du canal, en dehors de la vieille ville d'Aigues‑Mortes. L'objectif est d'éliminer les gîtes larvaires et de réduire la population de moustiques adultes.

Les équipes de lutte anti‑vecteurs interviennent selon les protocoles régionaux afin de restreindre la diffusion du virus par le moustique tigre (Aedes albopictus), principal vecteur impliqué en métropole.

Qui doit consulter ?

L'ARS invite les personnes ayant fréquenté Aigues‑Mortes depuis le mois d'août et présentant des signes évocateurs — notamment fièvre ou douleurs articulaires — à consulter leur médecin traitant. Le chikungunya débute en général par une fièvre d'apparition brutale, souvent accompagnée de douleurs articulaires intenses, parfois d'une conjonctivite ou d'éruptions cutanées.

« Les personnes ayant fréquenté la commune d’Aigues‑Mortes et ayant présenté des signes évocateurs du chikungunya depuis le mois d’août sont invitées à consulter leur médecin traitant. »

Un cas est qualifié d’« autochtone » lorsqu'une infection survient sans déplacement récent vers une zone de circulation du virus dans les 15 jours précédant l'apparition des symptômes.

Situation en Occitanie

Depuis le 1er mai, l'ARS Occitanie a enregistré plusieurs cas d'arboviroses. Le bilan connu à ce jour fait état de:

Type Cas autochtones déclarés depuis le 1er mai
Chikungunya 19
Dengue 3

Ces notifications motivent une surveillance renforcée et la mise en œuvre ciblée d'actions de prévention dans les zones à risque.

Conseils pour se protéger

Les autorités rappellent des gestes simples pour éviter les piqûres de moustiques et réduire la circulation du virus :

  • Utiliser un répulsif cutané adapté, en respectant les consignes d'utilisation ;
  • Installer des moustiquaires pour les nourrissons et les personnes alitées ;
  • Supprimer les eaux stagnantes autour des habitations pour limiter les gîtes larvaires (bacs, pots, soucoupes) ;
  • Consulter un médecin en cas de symptômes évocateurs après un séjour ou une fréquentation de zones concernées.

Selon l'ARS, d'autres lieux de transmission potentiels pourraient faire l'objet d'actions préventives en fonction des résultats de l'enquête épidémiologique en cours.

Impact local et perspective

Après une année 2025 marquée par une forte circulation du chikungunya en métropole, notamment dans le Gard, les services de santé ont renforcé leur vigilance. La détection d'un cas autochtone à Aigues‑Mortes rappelle la persistance du risque lorsque le moustique tigre est implanté et actif sur le territoire.

Les interventions locales de démoustication visent à casser les chaînes de transmission, mais la participation de la population reste essentielle pour éliminer les gîtes larvaires et signaler les symptômes rapidement.

Pour toute information complémentaire, les habitants peuvent se tenir informés via les canaux de communication de l'ARS Occitanie et la mairie d'Aigues‑Mortes.

Awa Diallo
Awa IA Cheffe du service Santé en ligne

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