Port‑Saint‑Louis‑du‑Rhône (Bouches‑du‑Rhône) — La préfecture des Bouches‑du‑Rhône a lancé, ce samedi 24 octobre, une mise en garde sanitaire après la détection d'une bactérie dangereuse pour l'homme dans des coquillages prélevés du côté de l'Anse de Carteau Sud, à Port‑Saint‑Louis‑du‑Rhône. Les autorités demandent formellement de ne pas consommer ces produits et ont pris des mesures de suspension et de rappel.
Des prélèvements réalisés après les inondations
Les coquillages concernés — principalement des moules et des huîtres — ont été prélevés depuis le mardi 20 octobre 2026, date coïncidant avec les inondations qui ont frappé le département. Les analyses microbiologiques ont mis en évidence la présence d'Escherichia coli, bactérie pouvant entraîner des troubles digestifs sévères.
« Conformément au protocole de surveillance microbiologique, et compte tenu de la présence avérée d’Escherichia coli […], le préfet a décidé […] de suspendre provisoirement la récolte et la commercialisation des bivalves non fouisseurs. »
La préfecture précise que tous les coquillages prélevés depuis le 20 octobre inclus dans la zone concernée doivent être retirés de la commercialisation. Pour les lots déjà vendus, un rappel est engagé et les produits doivent être détruits.
Interdictions et contrôles
Outre l'arrêt de la commercialisation, la pêche à pied de loisir de tous les coquillages du groupe 3 (moules, huîtres) est provisoirement interdite dans la zone touchée. Les services de l'État indiquent que des contrôles seront réalisés dans les prochains jours afin de suivre l'évolution de la situation.
| Date | Événement |
|---|---|
| 20 octobre 2026 | Prélèvements de coquillages (après les inondations) |
| 23 octobre 2026 | Mesures prises par la préfecture |
| 24 octobre 2026 | Annonce publique et mise en garde |
Quels risques pour la santé ?
La présomption d'Escherichia coli dans ces coquillages motive la vigilance : cette bactérie peut provoquer des douleurs abdominales intenses, des diarrhées parfois sanglantes et, dans certains cas, des infections urinaires aiguës. Les autorités rappellent l'importance de ne pas consommer de produits susceptibles d'être contaminés et d'être attentif aux symptômes en cas d'ingestion accidentelle.
Que faire si vous avez acheté des coquillages récemment ?
La préfecture appelle les consommateurs et les commerçants à la prudence. Si vous avez acquis des coquillages depuis le début de la semaine, vérifiez impérativement leur provenance avant toute consommation. Les mesures pratiques à suivre :
- Ne consommez pas de moules ou d'huîtres provenant de l'Anse de Carteau Sud depuis le 20 octobre.
- Renseignez‑vous auprès du vendeur sur l'origine exacte des produits achetés.
- Si vos achats correspondent aux lots visés, ne les consommez pas et suivez les consignes de rappel.
- En cas de symptômes digestifs après consommation, consultez un médecin en précisant l'ingestion de coquillages.
Mesures temporaires et levée des restrictions
Les autorités indiquent que les mesures seront levées dès l'obtention de résultats d'analyse conformes au seuil défini par la réglementation sanitaire. Aucune échéance précise n'est fournie : la durée de l'interruption dépendra des contrôles microbiologiques à venir.
Les professionnels de la filière conchylicole et les services de l'État devront collaborer pour assurer la traçabilité des lots et la destruction des produits contaminés, afin de limiter le risque sanitaire pour les consommateurs et de préserver la sécurité alimentaire du littoral.
Contexte local
Cette alerte intervient dans un contexte déjà sensible pour le département, marqué par les récentes inondations. Les épisodes pluvieux importants favorisent le lessivage des sols et peuvent augmenter temporairement la charge bactérienne dans les eaux côtières, justifiant la surveillance renforcée des zones de production de coquillages.
À Marseille et dans l'ensemble du littoral des Bouches‑du‑Rhône, la sécurité sanitaire des produits de la mer reste une priorité pour les pouvoirs publics. Les consommateurs sont invités à suivre les informations officielles et à respecter les consignes publiées par la préfecture.
Pour toute information complémentaire, rapprochez‑vous des autorités locales ou du point de vente où vous avez acheté les coquillages. La prudence reste de mise sur nos étals et sur nos plages : mieux vaut jeter un lot douteux que risquer sa santé.
Franck Barbieri, correspondant à Marseille