Deux nouveaux cas de mpox (variole du singe) ont été identifiés à La Réunion, indique le dernier bulletin épidémiologique régional publié par Santé publique France le 23 octobre. Ces notifications s'inscrivent dans un bilan 2026 qui recense au total 31 cas sur l'île.
Répartition des cas et origine des contaminations
Parmi ces 31 cas, 26 sont qualifiés d'importés et 5 comme autochtones, c'est‑à‑dire contractés sur le territoire réunionnais. Le bulletin précise par ailleurs que trois infections correspondent à des transmissions secondaires consécutives à un cas importé, montrant une diffusion locale, pour l'heure, limitée.
| Indicateur | Nombre |
|---|---|
| Cas total en 2026 | 31 |
| Cas importés | 26 |
| Cas autochtones | 5 |
| Transmissions secondaires | 3 |
Profil des cas importés et modes d'exposition
Le bulletin précise que l'ensemble des cas importés concernent des hommes et que, pour la quasi‑majorité d'entre eux, un séjour à Madagascar est rapporté. La principale exposition à risque identifiée reste un rapport sexuel.
Ces éléments épidémiologiques suggèrent que les introductions proviennent majoritairement de l'extérieur et que la circulation du virus au sein de la population réunionnaise demeure, selon Santé publique France, restreinte à ce stade.
Implications pour la santé publique locale
La détection de cas importés et de quelques transmissions secondaires renforce la nécessité de maintenir une vigilance accrue, notamment en matière :
- d'identification rapide des cas et de leurs contacts ;
- d'information des personnes présentant des facteurs d'exposition ;
- la prévention des pratiques à risque et de l'accès aux consultations spécialisées.
Les services de santé continuent de suivre l'évolution de la situation et d'adapter les recommandations en fonction des données nationales et locales. La caractéristique des cas importés — voyageurs revenant de Madagascar — met en lumière l'importance du suivi des personnes récemment arrivées et de la coordination entre autorités sanitaires régionales et métropolitaines.
Que retenir pour la population réunionnaise ?
La mpox se manifeste le plus souvent par de la fièvre, des lésions cutanées et un malaise général. En présence de symptômes évocateurs, ou après un contact à risque, il est recommandé de consulter un médecin et d'éviter les contacts rapprochés jusqu'à confirmation diagnostique et prise en charge appropriée.
Pour l'instant, les données communiquées par Santé publique France laissent entrevoir une transmission locale limitée, sans signalement d'une diffusion généralisée sur l'île. Néanmoins, la situation reste dynamique et susceptible d'évoluer, ce qui justifie l'information continue des professionnels et du public.
À La Réunion, comme ailleurs, la prévention repose sur la détection précoce, l'isolement des cas si nécessaire, la protection des contacts et la sensibilisation des populations exposées. Les autorités sanitaires rappellent l'importance de ne pas stigmatiser les personnes concernées et d'orienter vers un parcours de soins adapté.
Nous continuerons à suivre l'évolution du dossier et à relayer les recommandations officielles.