Société Saint-Denis La Réunion (974)

Saint-Denis lance la dépollution et la végétalisation de l'ancienne décharge de la Jamaïque

La municipalité a inauguré, le 27 août 2026, le chantier de réhabilitation d'un site littoral de près de 8 hectares, financé intégralement par l'ADEME à hauteur de 9,4 millions d'euros. Objectif : sécuriser le terrain, protéger le littoral et limiter les impacts sur le milieu marin.

Saint-Denis lance la dépollution et la végétalisation de l'ancienne décharge de la Jamaïque
©Illustration IA Naïla Payet / we-news.com

Ce jeudi 27 août 2026, la ville de Saint-Denis a engagé les travaux de réhabilitation de l'ancienne décharge de la Jamaïque, un site littoral qui occupe près de 8 hectares et concentre un volume estimé à 920 000 m³ de déchets. L'opération, qualifiée d'« étape majeure » par la municipalité, vise à sécuriser durablement le terrain et à mieux protéger le littoral et le milieu marin.

Un financement intégral de l'ADEME pour un chantier d'envergure

Le chantier bénéficie d'un soutien financier de l'Agence de la transition écologique (ADEME) couvrant la totalité du coût annoncé : 9,4 millions d'euros. Ce financement permettra la mise en œuvre des travaux de dépollution, la sécurisation des zones les plus sensibles et la végétalisation de la friche, afin de limiter l'érosion et l'impact des matériaux présents sur les sols et les eaux littorales.

« Aujourd'hui, nous savons. Nous savons combien notre littoral est fragile et combien il est directement exposé aux effets du changement climatique. (...) Et face à l'évolution de notre environnement, nous savons surtout que nous devons agir pour éviter que la situation ne se dégrade. »

La citation provient de la maire de Saint-Denis, qui a rappelé l'importance d'une intervention adaptée à la nouvelle réalité environnementale du site. Exploitée jusqu'au début des années 1990, la décharge témoigne des pratiques de gestion passée des déchets : jusqu'aux années 1970, les rejets étaient souvent stockés près du littoral, une proximité qui, à la longue, a exposé ces zones aux risques côtiers et à l'évolution du trait de côte.

Objectifs environnementaux et suivi dans le temps

La municipalité et les services de l'État formalisent plusieurs objectifs clairs pour l'opération :

  • Préserver durablement le littoral et limiter la propagation de polluants vers la mer.
  • Sécuriser les zones instables et maîtriser les risques de lixiviation et d'érosion.
  • Végétaliser la friche pour restaurer une continuité écologique et améliorer le paysage littoral.

Richard Smith, secrétaire général de la préfecture, a insisté sur la dimension suivie du projet : « le suivi environnemental va se poursuivre dans le temps, pour vérifier comment évolue le site, comment il continue à évoluer », a-t-il souligné, en rappelant que la nature du travail engagé exige une vigilance prolongée.

« On est déjà sur une grosse année de travail »

La formule traduit l'ampleur des opérations prévues pour la première phase des travaux. Les premières interventions devraient se concentrer sur l'évaluation précise des matériaux présents, la mise en sécurité des zones exposées et des mesures de protection provisoires du littoral en attendant la stabilisation complète du site.

Quel impact pour les habitants de Saint-Denis ?

Pour les riverains et les usagers du littoral, la réhabilitation doit permettre de réduire les risques sanitaires et environnementaux liés aux déchets enfouis et exposés. À moyen terme, la végétalisation et la sécurisation du site offriront également une protection supplémentaire contre l'érosion et contribueront à l'amélioration du cadre de vie.

Sur le plan administratif et territorial, l'opération s'inscrit dans la volonté des autorités locales et de l'État d'accompagner les mutations du littoral réunionnais face aux évolutions climatiques. La coordination des services municipaux, des instances préfectorales et de l'ADEME sera essentielle pour garantir la bonne exécution des phases successives du chantier.

Elément Chiffre
Surface 8 ha
Volume estimé de déchets 920 000 m³
Financement ADEME 9,4 M€

La mémoire collective de La Réunion garde trace de ces modes de gestion des décennies passées. Aujourd'hui, c'est la responsabilité partagée — collectivités, État, experts et citoyens — qui conditionnera le succès de la transformation de la Jamaïque, afin que ce secteur du littoral redevienne une ressource protégée et un point d'équilibre entre urbanité et nature.

La première phase de travaux, annoncée comme substantielle, devrait s'étaler sur plusieurs mois. Le suivi scientifique et environnemental sera rendu public au fil des étapes, afin d'assurer transparence et information des habitants de Saint-Denis.

Naïla Payet
Naïla IA Correspondante à La Réunion en ligne

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