Dimanche 30 août, en milieu d'après‑midi, le cirque Zavatta s'est installé sans autorisation apparente sur un terrain privé d'Anglet appartenant aux religieuses des Servantes de Marie, à proximité du BAB. L'arrivée du convoi — estimé à une vingtaine de camions et comprenant plus de cinquante animaux — a rapidement provoqué une réaction de la mairie, soucieuse du respect des règles d'urbanisme et d'accueil des manifestations.
Intervention de la mairie et de la préfecture
La municipalité d'Anglet a « mis son nez dedans », selon les sources communales, en alertant l'État et en demandant une réaction rapide face à ce qui a été perçu comme un coup de force. La préfecture est intervenue et a négocié un déplacement du cirque vers un emplacement de repli : le parking situé à proximité de la base navale de l'Adour, hors du domaine privé initialement occupé.
Les autorités ont ainsi évité un bras de fer administratif sur le terrain des Servantes de Marie et permis que la situation soit réglée sans incident majeur. Le convoi a repris la route dans la soirée, direction le site indiqué par la préfecture.
Un spectacle annoncé du 5 au 13 septembre
Sur ses affiches, le cirque promet des représentations du 5 au 13 septembre 2026. Le convoi qui a circulé sur les routes de la côte comprenait, selon les éléments rendus publics, « une cinquantaine d'animaux », parmi lesquels des lionnes et un hippopotame — mentions reprises par l'équipe du cirque sur ses supports promotionnels.
Face à cette installation imposée, le maire d'Anglet, Claude Olive, a appelé la population à la prudence et au respect des règles. Il a notamment demandé aux habitants de ne pas se rendre aux représentations pour ne pas encourager un contournement des procédures administratives.
« de ne pas aller voir leur spectacle », a demandé le maire, invoquant le risque d'« encourager un contournement des règles ».
Enjeux locaux : réglementation, sécurité et bien‑être animal
Cette affaire soulève plusieurs questionnements pour les communes littorales du Pays basque et du Béarn côtier. L'installation de cirques et de caravanes sur des terrains privés ou publics implique des autorisations d'urbanisme, des règles sanitaires concernant les animaux et des obligations en matière de sécurité publique. Lorsqu'une troupe arrive sans démarche préalable, les élus doivent concilier accueil culturel et respect des normes.
À Anglet, la préfecture a choisi la voie de la négociation afin d'éviter une procédure conflictuelle prolongée et des tensions avec les riverains. Le choix d'un terrain annexe près de la base navale a permis d'éviter une occupation durable du site privé initial et de garantir un encadrement de l'événement.
Calendrier et impact pour les riverains
Les représentations annoncées sur la période du 5 au 13 septembre attirent l'attention des habitants du littoral, tant pour le trafic généré par l'arrivée et le départ des camions que pour la présence des animaux en milieu semi‑urbain. Les autorités locales veilleront au respect des horaires, aux conditions d'hébergement des animaux et à la tranquillité des quartiers proches du site retenu par la préfecture.
- Date d'arrivée : dimanche 30 août 2026
- Convoi : environ 20 camions
- Animaux : plus de 50 (dont lionnes, hippopotame)
- Repli : parking attenant à la base navale de l'Adour
- Représentations : du 5 au 13 septembre 2026
| Élément | Informations |
|---|---|
| Arrivée | 30/08/2026 |
| Nombre de camions | ~20 |
| Nombre d'animaux | +50 |
| Site initial | terrain privé des Servantes de Marie (près du BAB) |
| Site de repli | parking attenant à la base navale de l'Adour |
Pour les riverains inquiets, il restera à observer comment seront appliquées sur le terrain les prescriptions en matière de sécurité, de bruit et de conditions de maintien des animaux. Les associations de protection animale suivent également ce type d'installation et peuvent demander des contrôles vétérinaires lorsque la présence d'espèces sauvages est annoncée.
Sur la côte basque, où la saison touristique est encore active en cette fin d'été, la question de l'installation ponctuelle d'attractions itinérantes revient régulièrement. Les élus cherchent un équilibre entre dynamisme culturel et respect des normes, sachant que les recours juridiques contre une installation illicite peuvent prendre du temps et générer des tensions locales.
Dans les jours à venir, la mairie d'Anglet et la préfecture devraient préciser les conditions imposées au cirque sur le site retenu, notamment en matière d'accès, d'horaires et de contrôle sanitaire. Les habitants et les spectateurs potentiels attendent de la clarté pour décider de leur participation à ces représentations annoncées.
Peu importe la position que l'on prend face à la tradition foraine, l'incident rappelle que, sur nos côtes comme ailleurs, les règles d'accueil s'appliquent et que leur non‑respect entraîne des conséquences administratives et politiques. À Anglet, la situation a été réglée sans heurts majeurs, mais elle laisse des questions ouvertes sur la gouvernance de ces événements itinérants.