Société Crux-la-Ville Nièvre (58)

Crux-la-Ville honore les maquisards de la Nièvre, 82 ans après les combats d’août 1944

À Crux-la-Ville, la journée départementale des anciens maquis a rendu hommage aux combattants des Maquis Mariaux, Camille, Daniel, Julien et du Loup : 32 morts et 55 blessés graves furent dénombrés entre le 12 et le 16 août 1944 dans la région.

Crux-la-Ville honore les maquisards de la Nièvre, 82 ans après les combats d’août 1944
©Illustration IA Étienne Marchal / we-news.com

Ferveur et recueillement ont marqué, samedi 15 août, la cérémonie organisée devant le monument aux Morts de Crux-la-Ville pour commémorer les combattants et résistants des Maquis Mariaux, Camille, Daniel, Julien et du Loup. Autorités, représentants d’associations d’anciens combattants et habitants du département se sont retrouvés pour rappeler les événements qui ont ensanglanté la Nièvre en août 1944.

Des bilans humains précis rappelés

Les intervenants ont souligné l’ampleur des combats dans la région : entre le 12 et le 16 août 1944, les opérations contre l’occupant ont coûté la vie à 32 maquisards et fait 55 blessés grièvement atteints. Ces chiffres ont été repris au cours des discours pour mesurer le prix payé par les résistants locaux durant cet épisode de la Seconde Guerre mondiale.

PériodeMortsBlessés graves
12–16 août 19443255

La cérémonie visait à maintenir vive la mémoire de ces actions, 82 ans après les faits. Les prises de parole ont rappelé non seulement les pertes humaines, mais aussi le courage et le sacrifice des Nivernais engagés dans la Résistance.

Un discours sur la signification de la Résistance

Stéphanie Petitjean, secrétaire générale de la préfecture, a insisté sur la nature profonde de l’engagement de ces hommes et femmes qui avaient choisi « de ne pas céder » face à l’occupant. Selon elle, rejoindre les maquis signifiait accepter « la clandestinité, la peur, la faim, le froid » et vivre sous la menace constante de l’arrestation, de la déportation ou de la mort.

« Face à l’occupant, des hommes et des femmes avaient choisi de ne pas céder. Ils avaient quitté leurs maisons, leurs familles, parfois leur jeunesse, pour rejoindre les bois et les maquis. »

La secrétaire générale a ajouté que ces résistants avaient estimé qu’il existait « quelque chose de plus précieux que leur propre sécurité, quelque chose de plus grand que leur propre existence : la liberté de tous et l’avenir de ceux qui viendraient après eux ». Ces mots ont servi de fil conducteur à la cérémonie, qui a mêlé hommage et appel au souvenir.

Des hommages et une responsabilité de transmission

Outre les discours officiels, la présence d’associations d’anciens combattants et d’un public venu nombreux a souligné la dimension collective de la commémoration. Les allocutions ont rendu hommage au sacrifice des résistants tout en insistant sur la nécessité de transmettre cette mémoire aux générations futures.

Pour Philippe Berrier, président d’honneur du Maquis Daniel, l’évocation historique inclut une lecture du contexte national qui associait la résistance à un refus intransigeant de l’idéologie nazie et de la collaboration. Il a qualifié l’époque d’un moment où des tempéraments déterminés se sont révélés face à un ennemi fanatisé et appuyé par un gouvernement de collaboration.

Une cérémonie ancrée dans le calendrier départemental

La journée départementale des anciens maquis, organisée le 15 août, est un rendez-vous établi dans la Nièvre pour honorer les combattants locaux et rappeler les événements tragiques qui ont touché le territoire au moment de la Libération. Outre l’hommage aux morts et aux blessés, la commémoration est l’occasion de réaffirmer les valeurs républicaines mises à l’épreuve durant la Seconde Guerre mondiale.

La cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère à la fois sobre et solennelle, avec la participation d’élus, de représentants d’associations et d’habitants venus écouter et se recueillir devant le monument aux Morts. Elle rappelle que, huit décennies après, le devoir de mémoire continue d’être revendiqué par les collectivités et les citoyens de la Nièvre.

  • Lieu : monument aux Morts de Crux-la-Ville
  • Date : samedi 15 août (journée départementale des anciens maquis)
  • Groupes honorés : Maquis Mariaux, Camille, Daniel, Julien et du Loup

La journée a mis en lumière le devoir de mémoire, entendu comme un impératif civique, et a rappelé l’importance de conserver le souvenir des sacrifices consentis pendant la période de la Résistance.

Étienne Marchal
Étienne IA Chef du service Société en ligne

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