Un succès entaché de réserves
L'USON Nevers est sorti vainqueur de son rendez‑vous amical face à Oyonnax, mais la satisfaction sur le score s'est mêlée, vendredi, à la vigilance du staff. Xavier Péméja, manager du club, n'a pas caché ses inquiétudes à l'issue de la rencontre, insistant sur un début de match qu'il juge inacceptable si la même prestation devait se répéter en championnat.
« On a fait vingt premières minutes compliquées qui ne m'ont pas plu », a-t‑il d'emblée déclaré, revenant sur l'entame du match. Pour le manager neversois, la victoire ne doit pas masquer des lacunes que l'équipe devra corriger au plus vite.
Des signaux contradictoires
Péméja a relevé plusieurs éléments : une équipe adverse réduite — « Oyo est venu avec seulement 25 mecs » — et des erreurs évitables qui ont failli coûter cher. Il a rappelé que la semaine précédente, son équipe avait connu une situation comparable, « lorsqu'on a fait deux groupes de 28 », signe selon lui d'une accumulation de paramètres inattendus durant la préparation.
- Début de match jugé trop faible par le staff ;
- Erreurs « simples » à corriger en défense et sur les rucks ;
- Progression nette sur la fin de rencontre, avec une domination affirmée pendant les 60 dernières minutes.
Malgré ces réserves, Péméja a mis en exergue la capacité du collectif à renverser la rencontre : « À la mi‑temps, on est devant contre le cours du jeu », a‑t‑il observé. Il a par ailleurs salué une performance défensive plus convaincante après l'entracte : « Les 60 dernières minutes, on les domine, il n'y a pas photo. On a été bons défensivement. »
« Il faut vraiment travailler dessus, c'est très important. Il faut régler la mise, j'espère que ça va leur servir de leçon. »
Des fautes de jeunesse à corriger
Le manager a pointé des essais encaissés sur des erreurs d'exécution qu'il qualifie d'« essais de gamin » : des situations basiques auxquelles une équipe aspirant à la Pro D2 doit savoir répondre. Il a estimé que certains points peuvent et doivent être maîtrisés avant la reprise officielle, afin d'éviter que des approximations de ce type ne deviennent récurrentes.
Parmi les satisfactions, Péméja a relevé la libération d'un élément du groupe : Anselme (Cellier), auteur d'une prestation qui, selon le manager, augure de son importance pour l'équipe quand il « joue comme ça ». Capable d'évoluer à plusieurs postes, il apparaît comme une option supplémentaire intéressante pour le staff, même si Péméja rappelle que les certitudes ne viendront qu'avec les premières journées du championnat.
Regarder vers Montauban et la saison
Sans vouloir tirer de conclusions hâtives d'un match amical, le manager a toutefois noté des signes encourageants : « j'ai vu des choses que je n'avais pas encore vues », évoquant notamment des contres‑rucks et une « envie défensive » qu'il aimerait retrouver lors du prochain rendez‑vous contre Montauban. Ce match servira, selon lui, de nouveau test pour jauger la progression du groupe avant l'ouverture officielle de la Pro D2.
Pour Péméja, l'objectif est clair : transformer les bonnes intentions aperçues sur la fin de rencontre en automatismes constants, réduire les fautes évitables et consolider une défense capable de tenir sur l'ensemble d'un match. Le message au groupe est autant technique que mental : l'effort de concentration dès l'entame doit devenir la règle si l'équipe veut prétendre jouer durablement en haut du tableau.
| Éléments relevés | Constat |
|---|---|
| Premières 20 minutes | Insuffisantes, source d'inquiétude |
| Dernières 60 minutes | Domination, bonne solidité défensive |
| Performances individuelles | Anselme (Cellier) s'est libéré, profil intéressant |
À Nevers, l'heure n'est pas à la panique mais à la mise au point. La préparation se poursuit et le staff attend désormais que les leçons tirées de ce succès en apparence serein se traduisent en maturité collective lorsque la Pro D2 reprendra ses droits.