Une réflexion collective lancée après un été chaud
La commune de Waremme s'est engagée, dans la foulée des récents épisodes caniculaires, dans une réflexion visant à mieux protéger ses habitants lors des prochaines vagues de chaleur. L'idée centrale est de créer, au sein de la zone de secours Hesbaye, un réseau d'« oasis de fraîcheur » en lien avec les treize bourgmestres et la cellule PlanU.
Lors du dernier conseil communal, la conseillère Emma Lenaerts (PourWaremme) a remis la question sur la table : « Qu'est‑ce qui est fait à Waremme dans ce sens ? » Le bourgmestre a répondu que la démarche n'en était qu'à son commencement, tout en indiquant que des pistes concrètes avaient déjà été consignées.
« Aujourd'hui, nous sommes dans la phase où on répertorie un maximum de lieux potentiellement idéaux à y créer un oasis », a expliqué le bourgmestre, Raphaël Dubois.
Quels lieux pour rafraîchir la population ?
Les services communaux procèdent d'abord à un inventaire des espaces susceptibles d'offrir une fraîcheur naturelle ou technique proche des habitations afin d'en faciliter l'accès, notamment pour les publics les plus vulnérables (personnes âgées, jeunes enfants, malades chroniques).
- Les églises font partie des options classiques envisagées : ce sont des bâtiments souvent plus frais en période de chaleur.
- Des espaces publics ombragés ou végétalisés pourraient être aménagés pour augmenter la capacité de rafraîchissement.
- L'installation ponctuelle d'équipements (brumisateurs, bancs ombragés, points d'hydratation) est à l'étude.
Le bourgmestre insiste sur deux critères pour le choix des sites : proximité des habitants et capacité de rafraîchissement. « Je pense qu'on pourra en trouver un certain nombre », a‑t‑il ajouté, marquant l'ambition d'un réseau coordonné plutôt que des actions isolées.
La question de la climatisation des bâtiments communaux
Au‑delà des lieux publics naturellement frais, le débat s'est élargi à la possibilité d'équiper certains bâtiments communaux d'une climatisation. L'actuelle offre communale en matière de locaux climatisés est, selon le bourgmestre, quasi nulle : « On a peu, voire pas du tout, d'endroits climatisés aujourd'hui dans les bâtiments communaux de la ville. »
La piste d'un lieu communal garanti frais, accessible aux habitants en cas de pic de chaleur, est désormais sur la table. Plusieurs questions restent toutefois à trancher : coûts d'installation et d'exploitation, sélection des bâtiments prioritaires, gestion logistique et critères d'ouverture en cas d'alerte chaleur.
| Élément | Question à trancher |
|---|---|
| Sélection des lieux | Proximité des quartiers vulnérables, capacité d'accueil |
| Équipements | Possibilités naturelles (végétation, ombre) et techniques (climatisation, brumisateurs) |
| Gestion | Heures d'ouverture, personnel, coûts d'énergie |
Un processus encore en phase exploratoire
Les autorités communales précisent qu'il s'agit pour l'instant d'une phase de recensement et de réflexion. La coordination avec la zone de secours Hesbaye et la cellule PlanU vise à mutualiser les idées et à proposer des réponses adaptées à l'échelle locale et supra communale. Aucune décision finale n'a encore été annoncée et des études complémentaires seront nécessaires pour estimer l'enveloppe budgétaire et la faisabilité opérationnelle.
À Waremme comme ailleurs, la multiplication des épisodes de chaleur impose toutefois d'ouvrir le débat : comment concilier moyens limités, efficacité et équité d'accès ? Les prochaines semaines serviront à transformer ce diagnostic initial en pistes d'action précises, susceptibles d'être proposées au prochain conseil communal.
Pour les habitant·es, la promesse est simple : identifier des lieux où trouver de la fraîcheur lors des canicules à venir et envisager, si besoin, des solutions techniques pour garantir ce service public.