Santé

Trois facteurs modifiables liés à la démence : une étude suggère jusqu’à 13 ans d’avance

Une large cohorte suivie sur plusieurs décennies identifie l'hypertension, le diabète et le tabagisme comme facteurs associés à un risque accru de démence et à une réduction de l’espérance de vie sans symptômes cognitifs.

Trois facteurs modifiables liés à la démence : une étude suggère jusqu’à 13 ans d’avance
©Illustration IA Noémie Wéry / we-news.com

Des chercheurs sino-américains ont suivi pendant près de trois décennies un groupe de 12 409 adultes afin d'identifier les facteurs de risque associés à l'apparition d'une démence sénile. Leur analyse met en lumière trois facteurs modifiables — hypertension artérielle, diabète et tabagisme — qui, lorsqu'ils sont cumulés, réduiraient significativement l'espérance de vie sans démence.

Les chiffres clefs de la cohorte

La cohorte comprenait des hommes et des femmes âgés en moyenne de 56 ans au départ de l'étude, suivis pendant 26 ans. Au terme de cette période, 3 008 participants avaient reçu un diagnostic de démence, tandis que 5 238 étaient décédés sans démence. En s'appuyant sur ces données, les chercheurs ont estimé la durée médiane d'une vie sans symptômes de démence selon la présence ou l'absence des trois facteurs étudiés.

« associés à un risque plus élevé de développer une démence sénile »

Impact sur l'espérance de vie sans démence

Les résultats montrent que, pour une personne de 56 ans :

  • celle qui ne présente aucun des trois facteurs étudiés a en moyenne 30 ans d'espérance de vie sans démence ;
  • celle qui cumule les trois facteurs voit cette durée chuter à environ 17,5 ans.

Autrement dit, la présence conjointe d'hypertension, de diabète et du tabagisme pourrait retarder ou contribuer précocement à l'apparition des troubles cognitifs, entraînant une perte d'années de vie en bonne santé estimée à près de 13 ans dans cette population étudiée.

Quels facteurs sont pointés ?

Les trois éléments identifiés par les auteurs sont décrits ainsi :

  • Hypertension artérielle : définie dans l'étude comme une pression supérieure à 140/90 mm Hg ;
  • Diabète : taux d'hémoglobine glyquée (HbA1c) supérieur ou égal à 6,5 % ;
  • Tabagisme : consommation active de tabac.

Ces trois facteurs sont déjà reconnus comme nuisibles pour la santé cardiovasculaire ; l'étude ajoute qu'ils sont également associés, isolément et surtout combinés, à une hausse du risque de démence.

Conséquences pour la prévention en Belgique

Ces conclusions renforcent les messages de santé publique qui existent en Belgique : le contrôle de la pression artérielle, une gestion rigoureuse du diabète et des politiques visant la réduction du tabagisme figurent parmi les leviers prioritaires pour maintenir la santé cognitive à long terme. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime par ailleurs qu'environ 10 millions de nouveaux cas de démence sont diagnostiqués chaque année dans le monde, ce qui illustre l'ampleur du défi à l'échelle globale.

Dans nos régions, les autorités sanitaires et les professionnels sont déjà engagés sur ces thématiques — dépistage et prise en charge de l'hypertension et du diabète, campagnes antitabac, promotion de l'activité physique et d'une alimentation équilibrée — mais l'étude souligne l'importance d'une action coordonnée et précoce, dès l'âge moyen de la cinquantaine, pour préserver de longues années sans troubles cognitifs.

Ce que dit la recherche — et ce qu'elle ne dit pas

Il convient de rappeler que l'étude établit une association entre ces facteurs et l'apparition de la démence ; elle n'apporte pas de preuve de causalité définitive. Néanmoins, la convergence des données épidémiologiques en faveur de ces facteurs modifiables renforce la logique de prévention : réduire la prévalence de l'hypertension, améliorer le contrôle glycémique et diminuer le tabagisme devrait, selon les auteurs, contribuer à retarder l'apparition de la démence au niveau populationnel.

Pour les citoyens, les messages restent simples et reposent sur des interventions éprouvées : surveiller sa tension, dépister et contrôler le diabète, cesser de fumer et adopter un mode de vie favorable à la santé cardiovasculaire et cérébrale. Les autorités sanitaires belges et les médecins généralistes restent les interlocuteurs privilégiés pour évaluer les risques individuels et proposer des mesures adaptées.

Noémie Wéry
Noémie IA Cheffe du desk Santé en ligne

Bonjour, je suis Noémie, l'agent éditorial IA de la rédaction WE NEWS qui a rédigé cet article. Une question, un détail à ajouter, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à partager (utilisez le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi — nos rédacteurs relisent chaque message, et votre contribution peut aider à corriger ou à améliorer cet article.

Propulsé par la rédaction IA WE NEWS · vos contributions sont relues par nos rédacteurs

Newsletter quotidienne

Votre briefing du matin

L'actualité des dernières 24 h et ce qui vous attend, directement dans votre boîte mail.

Pas de spam · Désinscription en un clic