Patrick Paquet, ancien conseiller municipal de Québec et homme d’affaires, a annoncé qu’il se présentera comme candidat du Parti conservateur du Québec dans la circonscription de Vanier–Les Rivières en vue du scrutin du 5 octobre. Il s’agit de sa première tentative pour obtenir un siège à l’Assemblée nationale après près de deux décennies d’engagement à l’échelle municipale.
Un « retour sur les bancs d’école »
Dans le portrait qui se dessine, Patrick Paquet mise sur sa connaissance du terrain et sa notoriété locale pour renverser la physionomie de la course. «
Pour moi, reconnaît l’aspirant député face à l’élection provinciale, c’est un retour sur les bancs d’école.» Ce passage au provincial constitue une rupture avec son parcours municipal commencé en 2005, au cours duquel il a siégé sous l’étiquette d’au moins cinq formations politiques différentes et exercé des activités entrepreneuriales — ancien propriétaire, entre autres, de cinq clubs vidéo et de deux Dek Hockey.
Son palmarès électoral municipal comprend toutefois plusieurs revers : il a subi trois défaites notables, en 2013 face à Jonatan Julien, en 2021 avec Québec 21, puis en 2025 aux côtés de Sam Hamad. Malgré ces défaites, Paquet assure pouvoir s’appuyer sur une base locale qu’il évalue à « au moins 4000 » personnes, une réserve de soutien qu’il juge suffisante pour dynamiser la candidature conservatrice.
Une course serrée dans une circonscription disputée
La circonscription de Vanier–Les Rivières s’annonce comme un champ de bataille électoral : selon l’agrégateur Québec 125, le Parti québécois, le Parti libéral et le Parti conservateur y sont au coude à coude, chacun recueillant environ 26 % des intentions de vote. Le contexte local est d’autant plus incertain que la circonscription a, depuis sa création en 2011, oscillé entre représentants libéraux et caquistes.
Pour la campagne à venir, les forces principales se présentent ainsi :
- Parti conservateur (PCQ) : Patrick Paquet, candidat ; ancien conseiller municipal et homme d’affaires.
- Coalition Avenir Québec (CAQ) : Françoise Faverjon Fortin, femme d’affaires, candidate pour succéder au député sortant Mario Asselin.
- Parti libéral du Québec (PLQ) : Charles Hudon, ancien haut gradé de la Sûreté du Québec.
Les derniers résultats montrent aussi que, lors du précédent scrutin, le Parti conservateur avait atteint le deuxième rang avec près de 20 % des voix, signe d’une présence non négligeable mais encore insuffisante pour s’assurer d’un relais stable au niveau provincial.
| Élément | Information |
|---|---|
| Date du scrutin | 5 octobre |
| Candidature PCQ | Patrick Paquet |
| Intentions de vote (agrégateur) | PQ / PLQ / PCQ ≈ 26 % chacun |
Enjeux et conséquences
La candidature de Patrick Paquet illustre plusieurs dynamiques : la mobilisation de profils municipaux vers le provincial, la tentative du Parti conservateur de capitaliser sur des figures locales pour percer dans des circonscriptions disputées, et la recomposition des électorats où la CAQ, le PLQ et le PQ se disputent des positions historiques. L’effet réel de ce choix dépendra de la capacité du PCQ à transformer la notoriété personnelle de Paquet en votes effectifs, et de la manière dont les principaux adversaires – notamment la CAQ avec Françoise Faverjon Fortin et le PLQ avec Charles Hudon – répondront sur le terrain.
À court terme, la présence d’un vétéran municipal comme candidat pourrait resserrer la compétition locale et modifier les priorités de campagne dans Vanier–Les Rivières, où les électeurs devront arbitrer entre des profils très différents : entrepreneur et ancien conseiller, femme d’affaires liée à la CAQ, et un ex-haut gradé de la Sûreté du Québec pour les libéraux.
La campagne provinciale approchant, la circonscription se placera bientôt sous la loupe des sondages et des équipes partisanes : les prochaines semaines détermineront si la base que revendique Patrick Paquet suffira à faire basculer un siège aujourd’hui indécis.