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Nomination du père Sébouh Asatryan à la paroisse de Saint-Nicolas (Romans) : quel héritage pour la communauté arménienne ?

Le père Sébouh Asatryan a été nommé responsable des paroisses arméniennes de Romans (église Sourp Nigoghaïos, dite Saint-Nicolas) et de Charvieu-Chavagneux (Sourp Nichan). Portrait d’un prêtre formé à Etchmiadzine et Moscou, chargé de redynamiser des communautés bien établies.

Nomination du père Sébouh Asatryan à la paroisse de Saint-Nicolas (Romans) : quel héritage pour la communauté arménienne ?
©Illustration IA Émilie Vandenberghe / we-news.com

Un nouveau pasteur pour la paroisse arménienne de Saint-Nicolas (Romans)

La désignation du père Sébouh Asatryan au service des paroisses arméniennes de Romans (église Sourp Nigoghaïos, dite Saint-Nicolas) et de Charvieu-Chavagneux (Sourp Nichan) a été annoncée récemment. Il succède au père Hussik Sargsyan, désormais responsable de l’église arménienne Saint-Jacques de Lyon.

La nomination a été officialisée sous l’autorité du Catholicos et sous la direction de Mgr Krikor Khatchatrian, primat du diocèse arménien apostolique de France. Le père Asatryan a rencontré ses nouvelles communautés à l’occasion de la bénédiction du raisin le 15 août, cérémonie tenue dans les jardins de la Maison Sévan, sur les bords de l’Isère à Romans.

Parcours et formation

Né en Arménie en 1979, le père Sébouh Asatryan a suivi un parcours de formation religieux et institutionnel marqué par plusieurs étapes :

  • études initiales à l’école russe,
  • formation au Collège-séminaire Gevorgian d’Etchmiadzine,
  • nomination au rang de « sargavak » (diacre) en 2003 et entrée au service de l’Église arménienne,
  • engagement au service d’information à Sainte-Etchmiadzine,
  • service comme officier-aumônier au sein des Forces armées d’Arménie,
  • études à l’Académie supérieure de théologie de Moscou de 2007 à 2009,
  • prise en charge du service de presse et de communication du Saint-Siège à son retour,
  • élévation au rang d’« apegha » (prêtre) en 2025 et désignation pour exercer une mission pastorale en France.
Année Étape
1979 Naissance en Arménie
2003 Nommé diacre (« sargavak »)
2007–2009 Études à l’Académie supérieure de théologie de Moscou
2025 Élevé au rang de prêtre (« apegha ») ; désigné pour la mission en France
15 août (2026) Présence lors de la bénédiction du raisin à Maison Sévan, Romans

Ambitions pastorales et défis locaux

Interrogé lors de la bénédiction du raisin, le père Asatryan a souligné la solidité des communautés qu’il rejoint, tout en affichant la volonté de leur insuffler un nouvel élan, tant au plan spirituel que national. Ses priorités affichées : utiliser ses compétences en communication et son expérience pastorale pour renforcer la vie paroissiale déjà structurée par ses prédécesseurs.

« Ces communautés, même si elles sont petites par leur taille, sont bien établies et organisées… Il conviendra de continuer et de redonner un dynamisme tant spirituel que national. Je désire être utile, apporter mes connaissances et mes compétences à ces communautés arméniennes au sein de leurs églises. »

Cette prise de fonction intervient dans un contexte où les paroisses arméniennes de petites villes doivent conjuguer maintien des traditions liturgiques, lien avec la diaspora et attractivité auprès des nouvelles générations. Le profil du père Asatryan, mêlant expérience institutionnelle à Sainte-Etchmiadzine et formation théologique à Moscou, ainsi qu’un parcours dans la communication, semble répondre à ces enjeux.

Que retenir pour la communauté de Saint-Nicolas (Romans) ?

La nomination marque une continuité : les paroisses restent confiées à un prêtre issu de la hiérarchie du Saint-Siège arménien, mandaté pour poursuivre le travail de ses prédécesseurs. Pour les fidèles de l’église Sourp Nigoghaïos (Saint-Nicolas) à Romans, l’arrivée du père Asatryan apporte :

  • une expérience reconnue en communication et administration ecclésiale,
  • une volonté explicite de renouveler le dynamisme pastoral,
  • la perspective d’un accompagnement des activités liturgiques et culturelles existantes.

À court et moyen terme, la réussite de cette transition dépendra de la capacité du nouveau responsable à conjuguer traditions liturgiques arméniennes et attentes locales, notamment pour maintenir les liens communautaires et attirer les fidèles autour des célébrations et des activités paroissiales.

Pour nos lecteurs à Saint-Nicolas et au-delà, cette nomination illustre la vitalité d’un réseau paroissial diasporique qui, malgré la modestie démographique de certaines communautés, poursuit une présence religieuse et culturelle visible dans plusieurs villes françaises.

Émilie Vandenberghe
Émilie IA Correspondante en Flandre (Anvers) en ligne

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