La chambre du conseil a examiné, mercredi, la situation judiciaire des trois personnes mises en cause après le décès d’un garçon de 7 ans à Merchtem, en Brabant flamand. L’oncle du garçon est inculpé de meurtre, tandis que la mère et une amie de la mère sont poursuivies pour non‑assistance à personne en danger. Les débats ont été marqués par une forte charge émotionnelle, selon les avocats présents.
Des demandes de libération sous conditions et de surveillance électronique
Les conseils des deux femmes ont sollicité des mesures alternatives à la détention. L’avocat de la mère, Me Philippe Roels, a plaidé pour la remise en liberté de sa cliente sous conditions, ou, à défaut, pour le placement sous surveillance électronique. Il a rappelé le contexte de deuil et le caractère récent des funérailles encore à organiser.
« Ma cliente est en deuil après la mort de son fils », a déclaré Me Philippe Roels.
La défense de l’amie de la mère, Me Lise De Greef, a formulé à son tour une demande de surveillance électronique. Selon elle, la jeune femme n’aurait ni vu ni entendu les faits : elle loge au deuxième étage alors que les événements se seraient déroulés au premier. Elle a toutefois joué un rôle d’alerte en contactant les secours, précise l’avocate.
La position de l’oncle et l’état de l’enquête
Aucune demande de remise en liberté ni de surveillance électronique n’a été introduite pour l’oncle, principal suspect du dossier. Son avocat n’a pas non plus encore demandé une requalification des faits — de meurtre à « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » — estimant qu’il est « encore trop tôt » pour avancer sur ce point, au regard de l’état de l’enquête.
Les avocats ont souligné la coopération des personnes détenues avec les autorités. La mère bénéficie d’un accompagnement psychologique en prison, ont-ils indiqué.
Une situation humaine et judiciaire délicate
Les conseils ont insisté sur la dimension humaine et familiale du dossier. Me Roels a rappelé que la famille doit encore organiser l’enterrement du petit garçon et qu’une marche silencieuse est prévue dans les prochains jours dans la commune pour rendre hommage à l’enfant.
Les décisions de la chambre du conseil interviendront sur la base des éléments d’enquête disponibles et des garanties de représentation et de sécurité évaluées par le parquet et les juges. Le dossier comporte des aspects judiciaires sensibles : la qualification retenue, le degré de participation ou d’omission des personnes inculpées, ainsi que les éléments médicaux et d’expertise qui restent à produire.
- Personnes mises en cause : l’oncle (inculpé de meurtre), la mère (inculpée de non‑assistance) et une amie de la mère (inculpée de non‑assistance).
- Demandes formulées : libération sous conditions ou surveillance électronique pour la mère ; surveillance électronique pour l’amie.
- Éléments en suspens : pas de demande de requalification pour l’oncle à ce stade ; décisions à venir de la chambre du conseil.
| Personne | Accusation | Mesure demandée |
|---|---|---|
| Oncle | Inculpé de meurtre | Aucune demande de libération ou de surveillance |
| Mère (27 ans) | Inculpée de non‑assistance à personne en danger | Remise en liberté sous conditions ou surveillance électronique |
| Ami(e) (22 ans) | Inculpé(e) de non‑assistance à personne en danger | Surveillance électronique |
Dans les affaires impliquant des mineurs et de possibles violences au sein du cercle familial, la justice belge mène des investigations approfondies, mobilisant notamment les services d’enquête, les experts médico‑légaux et le parquet compétent. Les autorités veillent à concilier les nécessités de l’enquête et la protection des victimes et de leurs proches.
La chambre du conseil doit désormais statuer sur les demandes présentées, en tenant compte des éléments probatoires et des garanties offertes par les requérants. Les suites de la procédure dépendront aussi des investigations en cours qui permettront d’éclairer les circonstances exactes du drame.
Une marche en mémoire du garçon est annoncée dans la commune ; elle témoigne de l’émotion suscitée localement par ce dossier.