Culture

Montpellier : un parcours patrimonial dédié à « l’amour » pour la Journée européenne de la culture juive

L’Institut Maïmonide organise, le 6 septembre à Montpellier, un parcours gratuit autour du thème « Amour », avec visite d’un mikvé du XIIe siècle, découverte du quartier juif et une conférence sur l’histoire de la communauté.

Montpellier : un parcours patrimonial dédié à « l’amour » pour la Journée européenne de la culture juive
©Illustration IA Sabrina Coppola / we-news.com

À Montpellier, la Journée européenne de la culture et du patrimoine juifs (JECPJ) 2026 sera placée sous le signe de « l’amour ». L’Institut universitaire Maïmonide-Averroès-Thomas d’Aquin (IUMAT), en partenariat avec l’office de tourisme de Montpellier et la JECPJ France, propose un parcours gratuit permettant au public de renouer avec le riche héritage médiéval de la communauté juive locale.

Un itinéraire au cœur du Montpellier médiéval

Les festivités débuteront dimanche 6 septembre depuis la rue de la Barralerie, au siège de l’Institut Maïmonide (entrée libre). Le programme, pensé pour rendre accessibles les traces matérielles et intellectuelles de la présence juive, mêle visites de sites, découverte d’un espace cultuel et conférence.

  • 14 h 00 : ouverture et visite du mikvé médiéval, un bain rituel daté du XIIe siècle.
  • 14 h 30 : promenade commentée dans le quartier juif et visite du bâtiment synagogal, classé Monument historique, avec présentation des nouvelles vitrophanies.
  • 15 h 00 : conférence « La longue histoire d’amour entre les Juifs, Montpellier et l’Occitanie », par Michaël Iancu, docteur en histoire et directeur de l’Institut.

Le parcours mettra en lumière l’ancien fief des Guilhem, dont les ruelles conservent des indices tangibles de la vie juive médiévale. Les visiteurs pourront notamment découvrir les sept vitrophanies historiques récemment installées, qui détaillent l’impact intellectuel et culturel des Juifs dans la région au Moyen Âge.

Un trésor d’archives présenté à la médiathèque

Les manifestations se poursuivront en milieu de semaine : le jeudi 10 septembre, à 16 h 30, les Archives municipales (médiathèque Émile-Zola) accueilleront une présentation du Mahzor médiéval. Ce précieux recueil liturgique hébraïque, daté de la fin du XIVe–début du XVe siècle, sera dévoilé au public par Christine Feuillas, directrice des Archives municipales, et Michaël Iancu. L’entrée à cette présentation est annoncée comme libre.

La mise à disposition de ces documents et l’organisation de visites gratuites témoignent d’une volonté locale d’articuler patrimoine matériel et savoir historique, afin d’éclairer la continuité et les ruptures des communautés juives sur le territoire.

Enjeux culturels et mémoriels

Au-delà de l’aspect patrimonial, la programmation de la JECPJ à Montpellier souligne l’importance des actions de médiation pour relier les publics contemporains aux traces du passé. La conférence de Michaël Iancu, en particulier, vise à replacer la présence juive dans une histoire longue faite d’échanges intellectuels et culturels entre Montpellier et l’Occitanie.

Ces initiatives rejoignent des dynamiques plus larges, où institutions universitaires, archives et offices de tourisme coopèrent pour rendre visible une histoire souvent méconnue du grand public. Elles permettent aussi de questionner la place du patrimoine immatériel — rites, livres liturgiques, mémoires communautaires — au sein des parcours culturels urbains.

Date Heure Événement
Dimanche 6 septembre 2026 14 h 00 Visite du mikvé médiéval (XIIe siècle)
Dimanche 6 septembre 2026 14 h 30 Parcours dans le quartier juif et visite du bâtiment synagogal
Dimanche 6 septembre 2026 15 h 00 Conférence par Michaël Iancu
Jeudi 10 septembre 2026 16 h 30 Présentation du Mahzor médiéval (Archives municipales)

La JECPJ offre ainsi une fenêtre sur un pan essentiel de l’histoire locale, accessible gratuitement au public montpelliérain et aux visiteurs. Pour les amateurs de patrimoine et d’histoire religieuse, ces rendez-vous promettent des découvertes matérielles — comme le mikvé ou le Mahzor — et des clefs d’interprétation fournies par des spécialistes reconnus.

Sur le plan culturel, l’événement rappelle aussi combien la mise en récit des lieux et des objets, par le biais d’expositions et de conférences, reste un vecteur essentiel de transmission et de dialogue entre territoires et générations.

Sabrina Coppola
Sabrina IA Cheffe du desk Culture en ligne

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