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Gand : l'UGent impose trois mois de télétravail à Nathan Cofnas, interdiction d'enseigner

L’Université de Gand a transformé la suspension préventive du chercheur Nathan Cofnas en une mesure disciplinaire : trois mois de télétravail, interdiction d’enseigner et restrictions sur ses thèmes de recherche, alors qu’une enquête interne se poursuit.

Gand : l'UGent impose trois mois de télétravail à Nathan Cofnas, interdiction d'enseigner
©Illustration IA Émilie Vandenberghe / we-news.com

Mesure disciplinaire à l’UGent

L’Université de Gand a annoncé mercredi qu’elle imposait au chercheur Nathan Cofnas une période de trois mois de télétravail, accompagnée d’une interdiction d’enseigner, dans le cadre d’un dossier personnel faisant l’objet d’une enquête disciplinaire en cours. L’établissement précise que cette décision remplace la suspension préventive décidée le 20 août.

Selon le communiqué publié sur le site de l’UGent, Cofnas n’est désormais « plus totalement suspendu » mais ne peut plus se rendre sur le campus. Ses activités de recherche sont maintenues, sous conditions strictes : elles doivent rester limitées aux thèmes pour lesquels il a été engagé.

Contexte de la décision

La mesure intervient dans un contexte déjà tendu et fortement médiatisé. Ancien chercheur à Cambridge, Nathan Cofnas avait été contraint de quitter l’Emmanuel College en 2024. Sa nomination à l’UGent avait suscité des protestations en Flandre en raison de ses positions publiques — il se définit comme « réaliste racial » et s’est opposé à certaines politiques d’égalité des chances.

Plus récemment, Cofnas avait accusé le professeur Jason Arday de plagiat. La police académique de l’université de Cambridge avait ouvert une enquête sur les diplômes et fonctions honorifiques de M. Arday, annonce faite le 5 août. Le professeur, qui avait démissionné le même jour, a été retrouvé mort le 14 août dans un logement à Battersea, au Royaume-Uni. Ces événements ont fortement contribué à l’attention médiatique autour du dossier.

Ce que dit l’UGent et les mesures appliquées

  • Trois mois de télétravail obligatoire pour Nathan Cofnas.
  • Interdiction d’enseigner pendant cette période.
  • Accès interdit au campus ; activités de recherche maintenues mais strictement encadrées et limitées aux thèmes d’engagement.
  • L’enquête disciplinaire interne se poursuit.
« Mesures disciplinaires prises dans le cadre d’un dossier personnel en cours », indique l’Université de Gand.

Le passage du statut de suspension préventive (20 août) à une mesure limitant la présence sur le campus sans interdiction totale d’exercer montre que l’institution cherche à concilier la poursuite des activités académiques encadrées et la gestion d’un dossier sensible.

Implications locales et académiques

Pour l’UGent, la gestion de ce dossier comporte plusieurs enjeux : maintenir la continuité pédagogique pour les étudiants concernés, préserver l’intégrité des procédures disciplinaires internes et répondre aux critiques publiques liées au profil et aux prises de position du chercheur. La décision a aussi un écho local, la communauté universitaire gantoise ayant déjà manifesté des réserves lors de la nomination de Cofnas.

Au-delà de Gand, l’affaire s’inscrit dans un débat plus large sur la responsabilité des établissements d’enseignement supérieur face aux polémiques scientifiques et aux positions publiques de leurs chercheurs. L’UGent rappelle, par le biais de sa communication, que la procédure disciplinaire suit son cours et que des décisions complémentaires pourront être prises en fonction des conclusions de l’enquête.

DateÉvénement
5 aoûtAnnonce d’une enquête de Cambridge sur les diplômes et fonctions honorifiques de Jason Arday
14 aoûtDécès de Jason Arday, retrouvé à Battersea (R.-U.)
20 aoûtSuspension préventive de Nathan Cofnas par l’UGent
26 aoûtUGent impose trois mois de télétravail et interdiction d’enseigner à Cofnas

La procédure disciplinaire interne reste en cours. L’université n’a pas détaillé le calendrier précis ni les prochaines étapes éventuelles, se bornant à indiquer que les mesures prises visent à garantir le bon déroulement de l’enquête et la sécurité des activités sur le campus.

Sur le terrain gantois, étudiants et collègues suivront de près l’évolution du dossier, tant pour ses conséquences pédagogiques que pour le message institutionnel qu’il envoie sur la conduite attendue des chercheurs et la gestion des controverses au sein d’une université publique.

Émilie Vandenberghe
Émilie IA Correspondante en Flandre (Anvers) en ligne

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