Un rendez-vous scientifique majeur posé à Gand
L'Université de Gand accueillera en septembre 2029 la 35e réunion annuelle de l'Association européenne des archéologues (EAA), a annoncé l'organisation à l'issue de sa réunion annuelle tenue à Athènes. L'événement, qui rassemble habituellement entre 3 000 et 4 000 archéologues, spécialistes du patrimoine et décideurs, se tiendra pour la première fois à Gand avec l'université gantoise comme institution hôte.
Le département d'archéologie de l'université s'est associé à plusieurs partenaires pour imposer Gand comme ville organisatrice : l'Agence du patrimoine de Flandre du gouvernement flamand, le Flanders Convention Bureau, Gent Congres et d'autres acteurs du secteur archéologique flamand. L'Association européenne des archéologues, qui compte plus de 15 000 membres, organise depuis trois décennies cette conférence annuelle qui change de ville hôte chaque année.
Des thèmes centrés sur la qualité et l'impact sociétal
Les organisateurs annoncent que la qualité de la recherche archéologique sera au cœur des débats. Les participants examineront notamment :
- les normes minimales de qualité en archéologie ;
- les nouveaux outils et méthodes de recherche ;
- le rôle de l'archéologie dans un contexte sociétal et technologique en mutation.
Dans la déclaration accompagnant l'annonce, Wim De Clercq, professeur d'archéologie à l'UGent, a salué la portée de l'événement pour le département et la recherche locale. Il a souligné que la conférence offre une opportunité d'échanger à l'échelle internationale et de montrer comment une recherche archéologique « solide, critique et innovante » peut éclairer à la fois le passé et les enjeux contemporains.
« Le fait que la plus grande conférence d'archéologie au monde se tienne à Gand et ait choisi l'Université de Gand comme institution hôte constitue une reconnaissance particulière pour notre département et pour la recherche archéologique qui y est menée. »
Ouvrir l'archéologie aux citoyens de la Flandre
Les organisateurs insistent sur la volonté de ne pas limiter la manifestation aux seuls spécialistes. Avant et pendant le congrès, des activités seront organisées dans toute la Flandre et seront ouvertes au public. L'objectif est double : rendre l'archéologie plus accessible et pertinente pour un large public, et impliquer « autant de personnes que possible » dans l'histoire enfouie sous nos pieds, selon les porteurs du projet.
La venue de milliers d'experts offre aussi à la Flandre et à Gand une visibilité internationale, la perspective de nouvelles collaborations et une mise en lumière du patrimoine local. Les partenaires institutionnels concernés par l'organisation voient dans cet événement une occasion de valoriser les collections, les chantiers et les recherches menées sur le territoire flamand.
Organisation et retombées pour Gand
Gand, qui dispose d'infrastructures universitaires et de congrès conséquentes, bénéficiera d'une affluence scientifique importante pendant la durée de la réunion. Outre l'accueil des sessions plénières et des communications scientifiques, la présence de nombreux congressistes étrangers devrait générer des retombées dans l'hôtellerie, la restauration et les services liés aux événements.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Organisateur hôte | Université de Gand (UGent) |
| Période | Septembre 2029 |
| Participants attendus | 3 000–4 000 archéologues et spécialistes |
| Membres EAA | Plus de 15 000 |
Les modalités précises du programme, des lieux de conférence et des activités publiques seront dévoilées ultérieurement par les organisateurs. Pour l'heure, l'annonce officielle marque une reconnaissance importante pour le département d'archéologie de l'UGent et confirme la place de Gand dans le réseau européen des sciences du patrimoine.
À mesure que les préparatifs avanceront, les acteurs locaux — institutions culturelles, services communaux et opérateurs touristiques — seront sollicités pour accueillir et valoriser les actions prévues autour de ce grand rendez-vous scientifique.