Les bourgmestres des trois communes bruxelloises du sud — Saint-Gilles, Anderlecht et Forest — ont demandé, lundi, l’élaboration d’un plan d’action fédéral pour faire face à la montée des violences liées au trafic de stupéfiants dans la Région de Bruxelles-Capitale. Leur demande a été formulée à l’issue d’une réunion organisée au commissariat central de la zone de police Bruxelles-Sud en présence du ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin, et du chef de zone, Jurgen De Landsheer.
Réunion et messages clairs
La rencontre a duré environ deux heures. À l’issue de celle-ci, les trois édiles ont exprimé leur volonté d’obtenir une coordination renforcée entre les niveaux de pouvoir afin de combattre ce qu’ils décrivent comme une véritable « guerre » autour du trafic de drogues.
« Il s’agit d’un enjeu national », ont déclaré d’une seule voix les bourgmestres après la réunion.
Le ministre Quintin a, pour sa part, assuré son soutien à la zone de police Sud et a expliqué que certains incidents récents résultaient du fait que « nous perturbons les trafiquants de drogue dans leurs activités ». Il a également souligné que des moyens supplémentaires avaient déjà été mobilisés et qu’il fallait maintenant tirer les leçons de ce qui a fonctionné ou non afin d’ajuster les mesures.
Renforts fédéraux et responsabilités communales
Le bourgmestre de Saint-Gilles, Jean Spinette, a demandé la possibilité d’obtenir des effectifs supplémentaires en faisant appel à des agents fédéraux. Interrogé sur cette option, le ministre a rappelé que la décision finale relevait des compétences du bourgmestre, tout en indiquant que l’évaluation des besoins et la coordination entre police fédérale et zones locales restaient nécessaires.
La discussion a porté sur la nécessité d’identifier précisément les renforts utiles et sur la façon dont ceux-ci pourraient être déployés pour protéger la population et les agents tout en perturbant les réseaux criminels.
Contexte : une série d’attaques
La demande intervient après une série de fusillades survenues ces dernières semaines dans la capitale, dont une qui a visé le commissariat lui-même. Ces événements ont renforcé l’inquiétude des autorités locales et des riverains quant à l’escalade de la violence liée au trafic de stupéfiants.
- Communes concernées : Saint-Gilles, Anderlecht, Forest
- Interlocuteurs présents : Bernard Quintin (ministre de l’Intérieur), Jurgen De Landsheer (chef de la zone Sud)
- Durée de la réunion : environ deux heures
Que demandent précisément les bourgmestres ?
Sans détailler un plan exhaustif au moment de la prise de parole publique, les édiles réclament :
- Une stratégie coordonnée au niveau fédéral pour lutter contre les trafics qui alimentent la violence ;
- La mise à disposition d’effectifs supplémentaires, y compris fédéraux, lorsque nécessaire ;
- Une évaluation conjointe des mesures déjà mises en œuvre afin d’identifier ce qui doit être renforcé ou corrigé.
Prochaines étapes
Le ministre a indiqué que de nouvelles mesures seraient prises, après évaluation des actions déjà entreprises. Il a insisté sur la nécessité que tous les acteurs — communes, zones de police et instances fédérales — prennent leurs responsabilités. Aucun calendrier précis n’a cependant été annoncé publiquement à l’issue de la réunion.
| Acteurs | Rôle exprimé |
|---|---|
| Bourgmestres (Saint-Gilles, Anderlecht, Forest) | Demande d’un plan fédéral et renforts |
| Ministre Bernard Quintin | Soutien à la zone Sud, évaluation des mesures |
| Zone de police Bruxelles-Sud | Interface opérationnelle, rapport sur les besoins |
La capitale est à la croisée des compétences locales et fédérales en matière de sécurité. Les bourgmestres réclament désormais une réponse qui dépasse le cadre communal pour s’attaquer aux causes et aux acteurs de la violence liée aux stupéfiants. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si cette demande se traduira par un plan d’ensemble et par des interventions coordonnées à plus grande échelle.
Reportage sur le terrain et analyses à suivre pour mesurer l’impact concret des décisions qui seront prises au terme de ces discussions.