Une attaque locale reliée à un appel international, selon l’Ocam
L’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam) a indiqué jeudi que les deux incidents survenus en mars — une explosion devant la synagogue de Liège et l’incendie d’une voiture dans le quartier juif d’Anvers — ont « certainement » été commis en réaction à un appel de l’Iran visant des cibles juives et israéliennes, a déclaré son directeur, Gert Vercauteren, au micro de La Première (RTBF).
Ces éléments confirment une piste qui avait rapidement circulé dans les médias après les faits. L’Ocam, qui fête son 20e anniversaire cette année, maintient pour l’heure le niveau de menace général en Belgique à 3 sur 4, soit un niveau qualifié de « grave ». Le directeur a expliqué que le contexte géopolitique, notamment le conflit impliquant Israël, les États-Unis et l’Iran, a pesé dans l’évaluation mensuelle de la menace.
Contexte et conséquences locales
À Anvers, ville qui compte une importante communauté juive, l’annonce de l’Ocam ravive les inquiétudes quant à la sécurité des quartiers et des lieux de culte. Selon l’Organe, les deux « petits attentats » de mars n’ont pas fait de victimes. L’incident d’Anvers est décrit comme un incendie ciblant un véhicule situé dans le quartier juif, qui s’inscrit — aux yeux de l’Ocam — dans une logique d’attaque inspirée par des appels extérieurs.
- Incidents : explosion devant la synagogue de Liège ; incendie d’une voiture dans le quartier juif d’Anvers (mars).
- Évaluation : menace nationale maintenue à 3/4 (« grave »).
- Origine : Ocam relie ces actes à un appel iranien visant des intérêts juifs et israéliens.
« Ceux qui étaient derrière ces attentats ont certainement suivi l’appel de l’Iran à frapper des intérêts juifs et israéliens partout dans le monde. » — Gert Vercauteren, directeur de l’Ocam.
Actions et réponses internationales évoquées
Gert Vercauteren a également mentionné que des arrestations et des interventions menées ailleurs en Europe ont contribué à freiner une série d’actions similaires. Il a cité, parmi les opérations, l’arrestation d’une personne en Turquie présentée comme étant liée à plusieurs attentats en Europe. L’Ocam indique qu’à la suite de ces interventions, « pour l’instant, on n’a plus vu d’attentat inspiré par l’Iran ». Ces précisions montrent la porosité entre événements internationaux et incidents locaux, et expliquent la prudence des autorités dans l’évaluation du niveau de menace.
| Période | Incident | Localité |
|---|---|---|
| mars | Explosion devant une synagogue | Liège |
| mars | Incendie d’une voiture | Anvers (quartier juif) |
Quelles implications pour Anvers ?
Pour les habitants et les commerçants du quartier juif d’Anvers, l’évaluation de l’Ocam souligne la nécessité d’une vigilance renforcée et d’un dialogue soutenu entre les autorités locales, la zone de police et les communautés affectées. Le maintien du niveau de menace à 3/4 implique des mesures de prévention et de protection continues, sans pour autant rendre publiques des consignes opérationnelles particulières. L’annonce de l’Ocam rappelle aussi que la sécurité locale se joue parfois sur le fil des tensions internationales, ce qui complique l’anticipation des risques pour les autorités communales et la zone de police.
Enfin, l’Ocam précise que l’analyse de la menace est mise à jour chaque mois et tient compte d’un ensemble d’éléments : signalements, incidents, contexte géopolitique et interventions policières en Europe. À Anvers, la vigilance demeure de mise tandis que les autorités poursuivent leur travail d’évaluation et de prévention.