Le corps d’un homme d’environ vingt ans a été retrouvé mercredi 23 septembre au matin sur la plage de Neufchâtel-Hardelot (Pas-de-Calais), quelques heures après le départ d’un canot en direction de l’Angleterre, a constaté l’Agence France-Presse. Le décès a été constaté peu après 9 h par les pompiers.
Une enquête ouverte pour préciser les circonstances
La procureure de Boulogne-sur-Mer, Cécile Gressier, a indiqué que l’homme, dont l’identité est pour l’heure « inconnue », présentait une « apparence africaine ». Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances du décès et d’établir si celui-ci est lié au départ d’un taxi-boat enregistré cette nuit-là depuis la plage.
« Une enquête a été ouverte et devra permettre de confirmer ou infirmer le lien avec un embarquement de taxi boat qui a eu lieu cette nuit. » — Cécile Gressier, procureure de Boulogne-sur-Mer
Le corps aurait été ramené par les vagues jusqu’au rivage. Des gendarmes se sont rendus sur place pour prendre en charge la victime, alors que d’autres personnes candidate à l’exil se trouvaient encore dans les dunes voisines au moment de la découverte.
Des départs groupés et une activité persistante sur la côte
Selon les observations d’un photographe de l’AFP, vers 6 h un canot est parvenu à quitter la plage. Plus tard dans la matinée, une vingtaine de personnes, dont deux enfants, ont tenté à nouveau de se mettre à l’eau depuis le même secteur, sans parvenir à embarquer. Un autre départ a été signalé depuis Équihen-Plage, à quelques centaines de mètres plus au nord, avec plus de 60 personnes à bord.
« Ce décès est vraisemblablement survenu dans la précipitation des embarquements », a estimé Victor Meyer, coordinateur de l’association Utopia 56 à Calais, évoquant la fatigue et la vulnérabilité des personnes après un long parcours migratoire.
Contexte : des traversées meurtrières
Les tentatives de franchissement de la Manche entre la côte nord du Pas-de-Calais et l’Angleterre restent dangereuses. Selon des recoupements faits par l’AFP, au moins 17 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’année lors de tentatives de traversée du détroit.
Sur le terrain, les départs peuvent se dérouler en plusieurs points successifs le long du littoral. Les autorités locales et nationales sont régulièrement mobilisées pour sécuriser les plages, constater les faits et mener les investigations nécessaires en cas d’accident ou de décès.
Données et chronologie — faits connus
| Élément | Information |
|---|---|
| Date | Mercredi 23 septembre 2026 |
| Lieu | Plage de Neufchâtel-Hardelot (Pas-de-Calais) |
| Heure du constat | Peu après 9 h |
| Victime | Homme d’apparence africaine, ~20 ans, identité inconnue |
| Procédure | Enquête judiciaire ouverte par le parquet de Boulogne-sur-Mer |
Conséquences locales et réactions
Les associations qui assistent les personnes migrantes rappellent la difficulté des parcours et la précarité des candidats à l’exil. Utopia 56, présente dans la région, met en avant la fatigue accumulée par ces personnes et les risques accrus en cas d’embarquement précipité. Les autorités judiciaires insistent, elles, sur la nécessité d’établir les faits et de vérifier si le décès est directement imputable à une tentative de traversée.
- Une enquête est en cours pour confirmer le lien entre la découverte du corps et un embarquement nocturne.
- Des départs en masse continuent d’être observés sur ce secteur du littoral.
- Le nombre de décès lié aux traversées de la Manche alerte les autorités et les associations.
La suite de l’enquête dépendra des examens médico-légaux et des investigations menées par les gendarmes et le parquet. Les démarches d’identification de la victime sont en cours. Le dossier pourrait également alimenter les travaux portant sur la lutte contre les filières de passages clandestins et la protection des personnes vulnérables sur le littoral.