Le Cotentin reste placé en crise sécheresse et la situation se traduit concrètement, vendredi 14 août, à l’usine de la Divette, dans le nord du département. Cette installation algérienne — qui n’en est pas une, mais qui puise son eau dans la rivière éponyme — alimente près de 75 % de l’eau potable de Cherbourg-en-Cotentin : son amenuisement inquiète les responsables locaux et les services techniques chargés de la distribution.
Une ressource sous surveillance constante
Sur place, les équipes de production observent un débit de la rivière qui s’est réduit et une ressource qui « continue de s’amenuiser », selon les descriptions fournies par les responsables. Parmi eux figurent Camille Derout, chargée de projet ressource en eau, Gilles Schmitt, vice-président de l’agglomération chargé de l’eau, Geoffrey Stabolepsy, directeur délégué chargé de la stratégie de la ressource en eau, et Pascal Godefroy, responsable de la production d’eau potable à Cherbourg-en-Cotentin, qui expriment une vive préoccupation face à l’évolution.
Les signaux sont clairs : la rivière, visible à quelques mètres de l’usine, paraît presque identique au regard du paysage, mais son débit n’en raconte pas moins. Les autorités locales suivent la situation « au jour le jour » et préparent des scénarios en fonction de l’évolution météorologique et des besoins dans les semaines à venir.
Un approvisionnement concentré et donc vulnérable
La dépendance de Cherbourg-en-Cotentin à une seule source constitue un facteur de vulnérabilité. L’usine de la Divette fournissant trois quarts de l’eau potable, tout ralentissement de la ressource a des répercussions rapides sur la gestion des réseaux et les volumes distribués aux abonnés.
- Part de l’approvisionnement : 75 % assuré par la Divette.
- Situation administrative : le Cotentin et l’ensemble du département placés en crise sécheresse.
- Préoccupation temporelle : crainte d’une dégradation en septembre.
Pour l’heure, les services n’ont pas communiqué de mesures de restriction généralisée, mais la situation impose des économies et une vigilance accrue de la part des gestionnaires et des usagers.
Conséquences directes et préparation des acteurs
Sur le plan opérationnel, la baisse de la ressource oblige les équipes à adapter les prélèvements, à prioriser certaines livraisons et à surveiller de près les réservoirs et stations de pompage. Les responsables de la distribution travaillent à limiter les pertes et à optimiser les flux pour maintenir l’approvisionnement des populations et des établissements sensibles.
Les acteurs locaux soulignent l’importance d’anticiper l’arrivée de l’automne : un mois de septembre sec pourrait accroître les tensions sur la ressource. Les décisions qui seraient prises en cas de poursuite de la sécheresse dépendront des volumes disponibles et des prévisions météorologiques.
Comment les habitants peuvent agir
Sans attendre d’éventuelles restrictions officielles, les autorités appellent à la prudence et aux gestes économes : limiter l’arrosage des espaces verts, différer le remplissage des piscines privées, réparer les fuites, réduire le lavage automobile, et privilégier des usages prioritaires. Ces comportements contribuent à soulager le réseau et à ralentir le recours à des mesures plus contraignantes.
| Élément | Situation |
|---|---|
| Zone concernée | Cotentin / Manche (département placé en crise) |
| Usine | Divette (fournit 75 % de l’eau de Cherbourg-en-Cotentin) |
| Horizon préoccupant | Septembre |
Les autorités locales, mentionnées plus haut, restent mobilisées pour suivre l’évolution de la situation et adapter les réponses. À l’échelle individuelle comme collective, l’économie d’eau est présentée comme la première ligne de défense pour éviter des mesures de restriction plus sévères.
La surveillance continue de l’usine de la Divette illustre, à l’échelle locale, les effets concrets de la sécheresse : au-delà du paysage, c’est la capacité à assurer un service public essentiel qui est mise à l’épreuve.