Une pression estivale qui met à l’épreuve les capacités d’accueil
Basée à Thèreval, à quelques kilomètres de Saint-Lô, l’association Les Chats d’Hébèc’ alerte sur une situation d’urgence : la structure, qui œuvre à la stérilisation et à l’adoption des chats errants, ne dispose plus de suffisamment de familles d’accueil pour prendre en charge tous les animaux recueillis.
Selon sa présidente, Josiane Sanson, l’association comptait cet été 22 familles d’accueil couvrant un périmètre d’environ 30 km autour de Saint-Lô. Malgré cet engagement, la rentrée révèle une tension importante : «
Tout l’été on a poussé les murs pour recueillir chats et chatons», rapporte Mme Sanson, qui rappelle que la période estivale a vu affluer de nombreux chatons et félins en détresse.
Des chiffres qui illustrent la pression
Les données communiquées par l’association montrent l’ampleur du phénomène sur les mois récents :
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Familles d’accueil | 22 |
| Chatons recueillis cet été (estimation) | ~100 |
| Adoptions réalisées via l’association (moyenne mensuelle) | 35 |
Malgré une cadence d’adoptions soutenue — environ 35 par mois —, le temps d’attente entre la prise en charge et l’adoption, notamment pour les adultes ou les animaux nécessitant des soins, requiert des hébergements temporaires. Les familles d’accueil jouent ce rôle de « passerelle » entre la rue et l’adoption définitive.
Un appel concret aux habitants de l’agglomération
Pour répondre à l’afflux, Les Chats d’Hébèc’ lance un appel aux particuliers et aux structures locales (fermes, centres équestres sont notamment cités comme pouvant accueillir des chats libres) pour devenir familles d’accueil. L’association précise que :
- la nourriture et la litière sont fournies aux familles d’accueil ;
- les soins vétérinaires nécessaires sont pris en charge par l’association ;
- les placements sont temporaires, le but étant de préparer les animaux à l’adoption.
Malgré le travail mené depuis la création de l’association, Mme Sanson déplore un manque de prise de conscience collective sur la question des animaux non identifiés et non stérilisés : «
Malgré tout le travail accompli depuis 5 ans, on trouve encore des chats non identifiés, on a l’impression qu’il n’y a pas de changement», souligne-t-elle.
Conséquences locales et perspectives
La saturation des capacités d’accueil a des effets concrets : l’association est contrainte de renoncer ponctuellement à la prise en charge de certains animaux faute de place. À court terme, cela fragilise la chaîne de protection animale mise en place autour de Saint-Lô, et risque d’accroître le nombre d’animaux livrés à eux-mêmes dans l’espace public.
Pour les habitants souhaitant s’engager, Les Chats d’Hébèc’ met en avant le caractère encadré de la mission : prise en charge matérielle et vétérinaire assurée, accompagnement pour la socialisation et la préparation à l’adoption. L’association insiste également sur le rôle pédagogique de ces placements temporaires, qui permettent de sensibiliser aux bonnes pratiques (stérilisation, identification).
Les personnes intéressées ou désireuses d’obtenir davantage d’informations sont invitées à contacter directement l’association. Le besoin est immédiat : à la rentrée, les places manquent et les bénévoles sollicitent un élan de solidarité dans l’agglomération saint-loise.