Un rassemblement pour dire « stop » à la violence
Une marche blanche se tiendra ce dimanche à 16 h au départ de la résidence Plaisance, à Rivière‑Salée, en hommage à Manuélito Eloi, tué par balles le 7 avril dernier au quartier Laugier. Organisée par sa famille et ses amis, cette initiative se veut un temps de « recueillement et de solidarité », sans climat de colère, afin de sensibiliser le plus grand nombre aux drames armés qui touchent la jeunesse martiniquaise.
Les organisateurs insistent sur la dimension pacifique de la marche. Le cortège vise à rappeler que « la vie n’a pas de prix » et à dénoncer la « violence gratuite » qui endeuille de nombreuses familles sur l’île.
La douleur d'une mère au premier plan
La maman de Manuélito, Françoise, a exprimé publiquement sa peine et expliqué la portée symbolique du rassemblement, qu’elle a voulu tenir le jour de son fils unique. Elle évoque une succession de deuils qui alourdit sa douleur et appelle à ce que le prénom de Manuélito « ne soit pas associé à la violence » mais « à la Sainte‑Lumière qu’il portait en lui ».
« Mon cœur est rempli de beaucoup de larmes car mon fils est parti trop tôt. ... Je souhaite que le prénom de mon fils ne soit pas associé à la violence mais à la Sainte‑Lumière qu’il portait en lui. »
Françoise rappelle que son fils travaillait à Ducos, au Royaume du Boudin, et qu’il n’était « pas quelqu’un de violent », tout en ajoutant qu’il « ne se laissait pas faire ». Elle invite le plus grand nombre à participer à la marche et se dit reconnaissante du soutien reçu depuis l’épreuve.
Un calendrier de commémoration
Outre la marche de l’après‑midi, une messe sera célébrée dimanche matin à 9 h en l’église Saint‑Jean‑Baptiste de Grand‑Bourg, à Rivière‑Salée. La famille souhaite ainsi offrir des moments successifs de recueillement et de prière.
| Événement | Date / Heure | Lieu |
|---|---|---|
| Homicide de Manuélito Eloi | 7 avril (année en cours) | Quartier Laugier, Rivière‑Salée |
| Messe | Dimanche, 9 h | Église Saint‑Jean‑Baptiste, Grand‑Bourg |
| Marche blanche | Dimanche, 16 h | Départ : résidence Plaisance, Rivière‑Salée |
Contexte local et impact
Selon le récit familial, Manuélito avait 26 ans. Sa mort, survenue en avril, est mentionnée comme le 9e meurtre en 2026 sur l’île, un chiffre qui souligne la gravité de la problématique de la violence armée en Martinique. La mobilisation initiée par ses proches s’inscrit dans une série d’actions locales où familles, associations et riverains cherchent à alerter sur l’impact social et psychologique de ces drames.
La marche blanche entend créer un moment public de mémoire mais aussi de réflexion collective sur les réponses à apporter : prévention, accompagnement des familles, actions en faveur des jeunes exposés aux violences. Les organisateurs souhaitent que ce temps de rassemblement favorise le dialogue plutôt que la polarisation.
Appel au civisme
Les appels des proches à une participation nombreuse vont de pair avec une demande de respect et de sérénité pendant la manifestation. Les autorités locales et les forces de l’ordre — sollicitées lors de rassemblements de ce type — peuvent être amenées à encadrer l’événement pour garantir la sécurité des participants et le bon déroulement des cérémonies religieuses et civiles.
Un drame qui résonne
Au‑delà du deuil familial, le cas de Manuélito Eloi illustre la manière dont un homicide transforme des vies et interroge la société dans son ensemble. La marche blanche de dimanche cherche à donner à la douleur une forme collective, à associer le souvenir d’un jeune homme à une exigence de paix et à encourager une prise de conscience citoyenne devant la persistance des violences.
- Date de l’homicide : 7 avril (année en cours).
- Âge de la victime : 26 ans.
- Rassemblements : messe à 9 h ; marche blanche à 16 h, départ résidence Plaisance.