Le député de Meurthe-et-Moselle, Stéphane Hablot (groupe socialiste), engagé depuis plusieurs mois dans une action parlementaire visant à limiter la tarification des parkings des hôpitaux publics, a rencontré lundi matin la direction du Centre hospitalier universitaire de Martinique (CHUM). L'entretien s'est déroulé en présence de la députée Béatrice Bellay et du directeur du CHUM, Jérôme Le Brière.
Une « double peine » pour les usagers
Selon les éléments rapportés par la presse locale, le député a dénoncé la pratique parfois jugée « excessive » des tarifs de stationnement appliqués par certains établissements publics en métropole. Pour Hablot, il s'agit d'une charge supplémentaire pour des personnes déjà contraintes de se rendre à l'hôpital pour elles-mêmes ou un proche.
« C'est une sorte de double peine : devoir aller à l'hôpital pour soi-même ou pour un proche et devoir payer des frais de parking exorbitants. »
Lors de son déplacement en Martinique, le parlementaire a toutefois constaté que la situation locale n'était pas identique à celle observée dans plusieurs établissements de l'Hexagone. Le contenu précis des observations faites au CHUM n'a pas été détaillé dans le compte rendu diffusé par la presse.
Des exemples de tarifs pointés du doigt
Dans l'argumentaire porté par le député en métropole, plusieurs modalités tarifaires servent d'illustration des dérives possibles : gratuité la première heure puis 6 € à partir de la deuxième, ou encore des tarifs calculés au quart d'heure, jusqu'à 3,40 € par quart d'heure dans certains cas. Ces montants, avancés comme exemples, alimentent la critique d'une tarification qui pénaliserait les patients et leurs proches.
| Modalité | Exemple cité |
|---|---|
| Heure 1 | 0 € |
| À partir de la 2e heure | 6 € |
| Tarification au quart d'heure | 3,40 €/15 min |
Un débat entre accessibilité et gestion des établissements
La question des parkings d'hôpitaux articule deux enjeux souvent contradictoires : la garantie d'accès aux soins pour tous et la nécessité pour les établissements de gérer leur patrimoine et leurs flux. Pour certains responsables, les recettes issues du stationnement participent au financement des services, de l'entretien ou de la sécurisation des sites. Pour d'autres, il s'agit d'un frein injuste, en particulier pour les patients les plus fragiles ou les familles en situation de précarité.
En tant que rapporteur de la proposition mentionnée dans le dossier de presse, Stéphane Hablot porte une initiative parlementaire qui vise à encadrer ces pratiques au niveau national. Le déplacement en Martinique permet, du moins selon les éléments rendus publics, de confronter ce travail législatif à la diversité des situations locales.
Conséquences pour les usagers et perspectives
Pour les usagers, l'enjeu est concret : la suppression ou la réduction de tarifs jugés excessifs allégerait le coût des déplacements liés aux soins. À l'inverse, toute mesure contraignante pour les établissements pourrait conduire à une réflexion sur d'autres sources de financement ou à des modifications organisationnelles (gestion des flux, tarification différenciée, abonnements, etc.).
- Stéphane Hablot poursuit un travail parlementaire contre la surtarification des parkings hospitaliers.
- Rencontre au CHUM avec le directeur Jérôme Le Brière et la députée Béatrice Bellay.
- Exemples de tarifs en métropole mis en avant : gratuité 1re heure puis 6 €, ou 3,40 € le quart d'heure.
Le dossier reste à suivre : la suite dépendra des suites données au travail de rapporteur mené par M. Hablot et des échanges entre pouvoirs publics, directions d'établissements et associations d'usagers. En Martinique comme ailleurs, la question interroge à la fois la solidarité envers les patients et les modalités de financement des services hospitaliers.
Nous avons sollicité le CHUM et le cabinet du député pour des précisions sur le contenu exact des échanges et sur les propositions envisagées, sans réponse au moment de la mise en ligne de cet article.