Plainte déposée après la diffusion d'images
L'association de défense des animaux L214 a déposé, mercredi 27 août, une plainte visant l'abattoir La Catalane d'abattage, situé à Perpignan, après la publication de vidéos et de photos qualifiées d'« insoutenables ». Selon le récit de l'association, les images, tournées lors d'une enquête menée entre mai et juillet, montreraient des pratiques graves : animaux découpés vivants, vaches égorgées sans étourdissement, cochons frappés, et des animaux saignés au sol.
Demande d'inspection par la préfecture
La préfecture des Pyrénées-Orientales, saisie par L214, a annoncé dans un communiqué qu'elle avait « ordonné une nouvelle inspection complète de l'établissement ». Cette inspection doit être réalisée sans délai par les services de la direction départementale de protection des populations (DDPP). La mesure vise à vérifier le respect des règles sanitaires et du bien-être animal dans l'abattoir.
Réactions de l'exploitant et mesures conservatoires
La direction de l'abattoir a indiqué, toujours selon le communiqué de la préfecture, avoir décidé de mettre à pied à titre conservatoire le personnel « directement mis en cause ». L'entreprise n'avait pas répondu aux sollicitations dans l'immédiat au moment de la parution des éléments délivrés par L214.
Accusations précises et contexte technique
Dans sa plainte, L214 décrit des faits qualifiés d'infractions entraînant « une mort d'une extrême violence » pour les animaux : panique, tentatives de fuite, coups portés sans interruption, signes de conscience après la saignée, longues agonies et découpes réalisées sur des animaux encore conscients. L'association souligne également des défauts liés à la conception même de l'établissement, citant notamment une immobilisation insuffisante des animaux qui permettrait à certains de se dégager des dispositifs et de courir dans l'abattoir, provoquant des situations chaotiques.
« L'immobilisation des animaux n'est pas suffisante. On voit des animaux qui arrivent à se dégager des pièges et à courir dans l'abattoir, ce qui amène à des situations complètement chaotiques : ils sont saignés au sol »,
L214 rappelle par ailleurs que l'abattoir n'est pas une infrastructure ancienne : il a été construit en 2015. L'association estime que ces éléments sont d'autant plus préoccupants que l'établissement bénéficie d'une certification Ecocert de production biologique, mention citée dans la plainte.
Conséquences possibles et suite des opérations
La procédure engagée par L214 entraîne désormais des vérifications administratives et judiciaires. L'inspection de la DDPP vise à constater les manquements éventuels au regard des règles de protection animale et des normes sanitaires. Selon le communiqué préfectoral, l'expertise sera menée « sans délai », ce qui laisse entendre une intervention rapide des services concernés.
- Enquête terrain : L214 a réalisé son enquête sur une période mai–juillet.
- Construction : l'abattoir date de 2015.
- Réponse administrative : la préfecture a ordonné une inspection par la DDPP et la direction a procédé à des mises à pied conservatoires.
| Événement | Date ou période |
|---|---|
| Enquête L214 | mai–juillet |
| Dépôt de plainte | 27 août |
| Construction de l'abattoir | 2015 |
La suite de l'affaire dépendra des conclusions de l'inspection de la DDPP et, le cas échéant, des suites judiciaires que décideront les autorités compétentes. L214 réclame la fermeture de l'établissement ; la plainte vise à établir des faits susceptibles d'entraîner des poursuites si les manquements sont confirmés. Pour la population de Perpignan et les acteurs de la filière locale, les enjeux portent à la fois sur le respect des obligations réglementaires, la sécurité sanitaire et l'image de la production locale.