Une assemblée générale anxieuse à Auxerre
Réunis mardi 8 septembre à Auxerre, les salariés du Comité de protection de l'enfance de l'Yonne ont fait entendre leur inquiétude devant l'incertitude qui pèse sur l'avenir de leur association. Ce collectif, qui gère notamment des accompagnements éducatifs et familiaux, a appris cet été que son projet intitulé « Rebonds » n'avait pas été retenu par le Conseil départemental.
Cette décision administrative met en suspens l'organisation des services et suscite des questions concrètes sur les missions et la pérennité des emplois : selon l'association, près de 80 salariés sont concernés par la mesure.
Recours en justice et calendrier serré
Face à ce refus, le Comité de protection de l'enfance a engagé une procédure judiciaire. Un recours pour excès de pouvoir, assorti d'un référé-suspension, a été déposé auprès du Conseil départemental de l'Yonne le 31 août. Le tribunal administratif de Dijon dispose d'un délai pour statuer : la décision doit intervenir au plus tard le 30 septembre.
| Date | Événement |
|---|---|
| Été 2026 | Le projet « Rebonds » n'est pas retenu par le Conseil départemental |
| 31 août 2026 | Dépôt d'un recours en excès de pouvoir et d'un référé-suspension |
| 8 septembre 2026 | Assemblée générale du Comité à Auxerre |
| 30 septembre 2026 | Date butoir pour la décision du tribunal administratif de Dijon |
Salariés et familles en attente
À l'heure actuelle, la plupart des salariés interrogés lors de l'assemblée expriment une attente prudente : ils souhaitent obtenir des précisions sur la pérennité de leurs postes, sur la continuité des missions et sur les modalités pratiques du transfert éventuel des activités. Les familles suivies par l'association, souvent dans des situations fragiles, demeurent également préoccupées par la manière dont leur accompagnement va se poursuivre si le projet « Rebonds » n'est finalement pas maintenu.
- 80 salariés concernés
- Recours déposé le 31 août
- Décision du tribunal attendue avant le 30 septembre
Le Conseil départemental promet une transition « en douceur »
Interrogé, le Conseil départemental de l'Yonne assure que le relais entre les anciens et les nouveaux acteurs sera assuré « en douceur » et indique qu'aucune famille ni aucun salarié ne sera laissé sans solution jusqu'à la fin de l'année prochaine. Ces garanties administratives n'ont cependant pas totalement rassuré les personnels, qui réclament des précisions écrites et des engagements formels sur les conditions de transfert des missions et sur les garanties d'emploi.
Des plans de contingence envisagés
Si le tribunal devait rejeter le recours de l'association, le Comité de protection de l'enfance affirme qu'il travaille d'ores et déjà à des alternatives pour limiter les ruptures d'accompagnement. Aucune solution détaillée n'a été rendue publique à ce stade ; le calendrier judiciaire demeure le principal facteur déterminant des décisions à venir.
Enjeux locaux et implications
Sur le plan local, l'issue de ce dossier aura des répercussions directes : maintien ou non des équipes, continuité des dispositifs d'accompagnement, réponses aux situations de vulnérabilité. Pour les élus et acteurs sociaux du département, l'affaire illustre la difficulté de concilier appels à projets, exigences budgétaires et stabilité des services de proximité.
À suivre
Le tribunal administratif de Dijon doit rendre sa décision avant le 30 septembre. D'ici là, salariés et familles restent dans l'expectative, en attendant des réponses juridiques qui détermineront le paysage de la protection de l'enfance dans l'Yonne pour les mois à venir.