Les autorités suisses ont confirmé mercredi qu’un homme domicilié dans le canton du Jura est soupçonné d’être l’auteur de la fusillade survenue dans la nuit de samedi à dimanche à Aarau, drame qui a fait un mort et six blessés lors d’une rave party autorisée.
Interpellation à Delémont et aveu
La police cantonale argovienne a indiqué qu’un individu de 43 ans s’est rendu de lui‑même à la police cantonale jurassienne à Delémont, où il a reconnu les faits et a été interpellé dans la nuit de lundi, peu avant 1 h. Après son arrestation, il a été transféré en Argovie et placé en détention.
Selon les autorités argoviennes, l’homme aurait indiqué aux policiers ne pas « se sentir bien depuis un certain temps ». Des investigations ont permis de retrouver dans son véhicule trois armes : deux pistolets et une kalachnikov.
« Il n’y a plus de danger pour la population ni à Aarau, ni ailleurs en Suisse », a déclaré la police argovienne.
Un mode opératoire et des armes
La police parle d’une fusillade « à l’aveugle », perpétrée par une personne en état de fureur soudaine, qualifiée d’« amok ». Le suspect aurait tiré à plus de 40 reprises à l’aide d’une kalachnikov et d’un pistolet. Les motifs restent inconnus à ce stade ; la justice et la police poursuivent leurs investigations pour établir la chronologie précise et le mobile.
Les armes détenues par le prévenu étaient, selon les autorités, acquises légalement. Les dossiers administratifs montrent que ces acquisitions avaient été approuvées il y a environ 20 ans par les autorités jurassiennes.
Enquête scientifique et véhicule
Après la fusillade, des témoins ont permis d’identifier le véhicule du suspect comme étant immatriculé dans le Jura. Des descriptions concordantes évoquent une camionnette blanche de type petit utilitaire. Le véhicule a été minutieusement examiné par la police scientifique à Delémont avant d’être saisi et transporté pour expertise.
Victimes et premier bilan
Selon le bilan communiqué par la police argovienne, l’attaque a causé un mort et six blessés. Les circonstances exactes de chaque blessure — ainsi que l’état de santé actuel des personnes touchées — n’ont pas été précisées dans le communiqué rendu public mercredi.
| Éléments | Données communiquées |
|---|---|
| Bilan humain | 1 mort, 6 blessés |
| Armes saisies | 1 kalachnikov, 2 pistolets |
| Nombre de tirs | Plus de 40 |
| Lieu d’interpellation | Delémont (Jura) |
Circonstances et profil
La police argovienne a précisé que l’auteur présumé n’avait a priori aucun lien avec la région d’Aarau, lieu de la fête. Les premiers éléments indiquent qu’il a vraisemblablement agi seul. Les autorités soulignent également que l’individu est perçu comme « psychologiquement instable », sans que des motifs précis aient pour l’heure été établis.
Le parquet argovien conduira les poursuites. Les investigations comprennent des auditions de témoins, l’analyse des images disponibles et des expertises techniques sur les armes et le véhicule.
Conséquences locales et coopération policière
L’arrestation à Delémont met en lumière la coopération entre cantons suisses en matière policière et judiciaire. Pour les autorités jurassiennes, la gestion de l’affaire soulève des questions sur le suivi des détenteurs d’armes et sur les procédures d’évaluation de la dangerosité.
Dans l’immédiat, la police cantonale argovienne a rassuré la population quant à l’absence de danger résiduel, mais l’émoi reste vif, tant à Aarau qu’au sein de la communauté jurassienne où l’arrestation a eu lieu.
Ce qu’on sait et ce qui reste à éclaircir
- Le suspect est domicilié dans le Jura et âgé de 43 ans.
- Il s’est rendu et a été appréhendé à Delémont, puis transféré en Argovie.
- Les armes étaient détenues légalement, acquises il y a vingt ans; les motifs de l’attaque restent inconnus.
La suite de l’enquête devra préciser le parcours du suspect, ses liens éventuels avec la soirée à Aarau et la nature exacte de sa santé mentale au moment des faits. Les autorités ont demandé à toute personne disposant d’éléments de contact pour les transmettre aux services compétents.