Installé depuis des décennies sur le Plateau-des-Petites-Roches, le festival Icare du cinéma reprend en 2026 sa double promesse : célébrer le cinéma et rendre hommage aux disciplines aériennes. Cet événement, singulier par son mélange de pellicule et d’altitude, affiche une sélection qui intègre cette année davantage de films d’animation, une évolution notable pour un rendez-vous historiquement attaché aux images de vol.
Un cinéma qui prend de la hauteur
Créé en 1983, le festival s’est installé au fil des années sous un chapiteau érigé sur l’aire de décollage sud du plateau. Loin des salles obscures, la programmation privilégie les images tournées dans et pour le grand air : parapente, deltaplane, wingsuit, montgolfière, ULM, mais aussi regards documentaires ou fictions où la caméra s’attache au mouvement des corps et des engins.
La sélection 2026 met en lumière une tendance : le développement du film d’animation dans le registre aérien. Ces œuvres, souvent hybrides, utilisent l’animation pour restituer sensations et paysages quand la prise de vues réelles se heurte aux contraintes techniques ou sécuritaires. Au festival, la caméra ne reste pas figée : elle suit le regard d’un pilote, accompagne une voile ou se fond dans le vol d’une nuée d’oiseaux, et l’animation prolonge cette liberté visuelle.
Un rendez-vous ancré dans le territoire
Le plateau, perché entre falaises et vallées, fait partie intégrante de l’identité du festival. Les organisateurs exploitent le site — ses décollages, ses panoramas — pour proposer des projections et des rencontres qui mêlent pratique et réflexion. Pour les habitants et visiteurs, l’Icare du cinéma est un moment de convivialité estivale, où l’on voit autant des films que l’on observe des vols.
La programmation, fidèle à l’esprit du festival, ne se limite pas à une catégorie de vol ou de discipline : elle rassemble deltaplane, parapente, base jump, voltige, slackline, chute libre, et d’autres formes d’aventure aérienne. L’arrivée de films d’animation dans la sélection 2026 ouvre de nouvelles fenêtres esthétiques sur ces pratiques.
- Lieu : Plateau-des-Petites-Roches (aire de décollage sud)
- Depuis : 1983
- Temps fort 2026 : sélection renforcée de films d’animation
Ce que propose le festival
Sur le terrain, le festival conjugue projections sous chapiteau, images projetées en plein air et temps d’échange entre réalisateurs, pilotes et public. Plusieurs formes de films cohabitent : courts et longs métrages, documentaires, films expérimentaux et, désormais, œuvres d’animation qui explorent le vol par le dessin, le stop-motion ou l’animation numérique.
Cette diversité attire un public varié : amateurs de sports aériens, professionnels du cinéma, familles et randonneurs de passage sur le plateau. Pour le territoire, l’événement représente aussi une forme d’attractivité touristique, valorisant les paysages et les pratiques de pleine nature propres à l’Isère alpine.
| Aspect | Caractéristique |
|---|---|
| Site | Plateau-des-Petites-Roches, aire de décollage sud |
| Origine | Depuis 1983 |
| Programme 2026 | Films d’animation renforcés + films aériens (multiples disciplines) |
Pratique et perspectives
Si la programmation précise des séances et des horaires relève des organisateurs, les spectateurs peuvent s’attendre à retrouver, comme chaque année, un mélange de projections en journée et en soirée, complété par des rencontres et des démonstrations. Le choix du plateau implique des conditions météo à prendre en compte : le vent et la visibilité influent sur les décollages et, parfois, sur la tenue d’activités extérieures.
Le festival illustre une filiation locale entre culture et pratique sportive, offrant une vitrine aux créateurs qui trouvent dans l’air et le territoire une matière première. L’intégration plus marquée de l’animation en 2026 témoigne d’une volonté d’élargir les formes narratives et esthétiques pour mieux rendre compte des sensations du vol.
Pour les habitants de l’Isère et les visiteurs, l’Icare du cinéma reste un rendez-vous à la fois populaire et spécialisé, qui invite à lever les yeux et à voir le cinéma autrement : non pas confiné, mais en prise directe avec le vent et le paysage.