Un feu de grande ampleur a frappé dans la soirée de samedi une scierie implantée à Goncelin, en Isère, provoquant la destruction d’un bâtiment de production et l’arrêt immédiat d’une part importante de l’activité. Les conséquences sociales et économiques se manifestent d’ores et déjà par la mise en chômage technique d’environ quinze salariés.
Intervention massive des secours
Les secours ont déployé des moyens importants pour tenter de circonscrire l’incendie : près d’une centaine de sapeurs-pompiers et une trentaine de véhicules ont été engagés, selon les premiers bilans. L’intervention, délicate en raison de la nature combustible des lieux, s’est étendue sur plusieurs heures. Hier, sept soldats du feu restaient sur place pour « noyer les derniers points chauds » et prévenir toute reprise.
« Ça fait un peu mal au cœur de voir ça »,
a confié Philippe Dupeloux, ouvrier de l’usine depuis 1989, soulignant l’émotion des salariés face à la destruction d’un site qui représente souvent un savoir‑faire local. Du côté des secours, le commandant Philippe Commeaux du Service départemental d’incendie et de secours de l’Isère (Sdis 38) a rappelé que « c’est toujours compliqué parce qu’une scierie, par essence, est pleine de bois avec des matériaux combustibles en nombre et en volume. Il faut des moyens humains et de l’eau ».
Étendue des dégâts et enjeux industriels
Les premières estimations indiquent que 5 000 m² ont été consumés par les flammes ; un bâtiment de production a été entièrement détruit. Par contraste, les équipes ont réussi à préserver plusieurs bâtiments administratifs et environ 8 000 m³ de bois, grâce à une opération de sauvegarde rendue difficile par l’étendue du site, qui couvre près de trois hectares.
Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine du sinistre. Les causes restent à préciser, et les investigations devront aussi évaluer l’impact sur l’environnement immédiat (fumées, éventuels infiltrations de produits) ainsi que sur la chaîne d’approvisionnement de la scierie.
Conséquences pour l’emploi et la filière locale
Sur le plan social, la mise en chômage technique d’une quinzaine de salariés est la conséquence immédiate de l’arrêt de la production. À ce stade, aucune information officielle n’a été communiquée sur la durée de cette suspension d’activité ni sur des mesures d’accompagnement ou de reclassement. Les salariés et leurs représentants devront être informés par la direction de l’entreprise au fur et à mesure des expertises et des décisions futures.
Pour la filière bois locale, la perte d’un outil de production peut entraîner des répercussions en aval : retard de livraison, modification des volumes disponibles pour les clients et tensions potentielles sur les approvisionnements régionaux, notamment pour les artisans et entreprises du bâtiment qui s’appuient sur des scieries locales.
Contexte et antécédents
Il ne s’agit pas du premier épisode grave pour le propriétaire de l’entreprise. En février 2023, un site à La Mure, également propriété du même groupe, avait été détruit après l’explosion de bouteilles de gaz. Ces précédents soulignent la vulnérabilité des installations manipulant de grandes quantités de bois et la nécessité d’un niveau élevé de prévention et d’équipements de sécurité.
Points pratiques et suite
Pour la population locale, les autorités n’ont pas signalé d’évacuation ou de contamination particulière liée à l’incendie. Les équipes du Sdis 38 poursuivront les vérifications sur place tant que des foyers persistants seront détectés.
- Nombre d’intervention : environ 100 pompiers
- Véhicules engagés : 35
- Surface détruite : 5 000 m²
- Volume de bois épargné : 8 000 m³
- Salariés en chômage technique : environ 15
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Surface détruite | 5 000 m² |
| Bois sauvé | 8 000 m³ |
| Effectifs secours | ~100 pompiers |
| Véhicules engagés | 35 |
| Surface du site | 3 hectares |
La suite dépendra des conclusions de l’enquête technique et des expertises d’assurances. À court terme, l’attention se porte sur le maintien de l’emploi, la sécurité du site et la reprise, éventuelle, de l’activité. Les riverains et acteurs économiques locaux resteront attentifs aux annonces de la direction et des services de l’État.
Nous continuerons à suivre cette affaire et à informer sur les éléments nouveaux : rapport d’enquête, mesures prises pour les salariés et calendrier de reconstruction éventuelle.