Le réseau « Fermes de Lot & Bastides », qui promeut la vente directe et les circuits courts dans le Grand Villeneuvois, a célébré son dixième anniversaire mercredi 23 septembre à Pujols. L’événement, organisé chez Valentin Belbès aux « Délices du Plantou », a réuni élus locaux, producteurs et acteurs du territoire autour d’un bilan et de perspectives pour renforcer la commercialisation locale.
Un réseau qui grandit : six nouveaux adhérents
Lors de cette rencontre, six exploitations ont officiellement rejoint le dispositif. Il s’agit du Jardin du Mail (Pujols), des Vergers de Cazeneuve de Caro et Nico (Monbalen), de la Ferme du bon œuf (Saint-Étienne-de-Fougères), des Délices de Bizel (Sainte-Colombe-de-Villeneuve), de Lagnolle Fruité (Villeneuve‑sur‑Lot) et de la Ferme de Lasgrèze (Saint‑Étienne‑de‑Fougères). Cette arrivée renforce l’offre en produits locaux proposée aux habitants du territoire et témoigne d’un intérêt croissant pour la vente directe.
| Exploitant | Commune |
|---|---|
| Jardin du Mail | Pujols |
| Vergers de Cazeneuve (Caro et Nico) | Monbalen |
| Ferme du bon œuf | Saint-Étienne-de-Fougères |
| Délices de Bizel | Sainte-Colombe-de-Villeneuve |
| Lagnolle Fruité | Villeneuve-sur-Lot |
| Ferme de Lasgrèze | Saint-Étienne-de-Fougères |
Un appui institutionnel pour encourager les installations
Étaient présents à Pujols des responsables publics, dont Guillaume Lepers, président de l’Agglomération du Grand Villeneuvois et maire de Villeneuve‑sur‑Lot, ainsi que Youcef Cherchari, maire de Casseneuil, et Yvon Ventadoux, maire de Pujols. Les élus ont rappelé l’importance d’un accompagnement public pour soutenir les agriculteurs, notamment sur l’aide à l’installation et la promotion des métiers agricoles.
« On reste une petite collectivité, mais on essaie de faire le maximum pour le monde agricole », a déclaré Guillaume Lepers, en insistant sur l’importance de valoriser la vente à la ferme et les producteurs locaux.
Selon les intervenants, ces soutiens ont déjà joué un rôle de catalyseur pour certains projets d’installation et ont contribué à réveiller une dynamique entre producteurs et consommateurs. La démarche vise à renforcer la résilience économique du territoire en limitant les intermédiaires et en favorisant la traçabilité des produits.
Pourquoi la vente directe séduit producteurs et consommateurs
Pour les exploitants, la vente en direct représente plusieurs avantages : meilleure valorisation du prix de vente, relation de proximité avec la clientèle, possibilité d’ajuster l’offre au retour des consommateurs et réduction des coûts liés à la distribution. Les consommateurs, de leur côté, trouvent des produits plus frais et souvent plus durables, ainsi qu’un lien direct avec l’origine de ce qu’ils achètent.
- Valorisation : la vente directe permet de récupérer une plus grande part de la valeur ajoutée.
- Proximité : échanges directs entre producteur et client, possibilité d’adapter l’offre.
- Traçabilité : connaissance de l’origine et des pratiques agricoles.
Perspectives : vers un lieu collectif pour dynamiser le réseau
Parmi les pistes évoquées lors de l’anniversaire figure la création d’un espace collectif, une sorte de point de vente ou de lieu de production mutualisé, destiné à consolider la visibilité des producteurs et à faciliter la commercialisation. Ce projet, encore à l’étude, viserait à centraliser une partie de l’offre locale pour attirer un public plus large et structurer davantage les circuits courts.
Les responsables du réseau et de l’agglomération insistent toutefois sur le fait que ce type de projet demande un travail de coordination important, des moyens locaux et une adhésion large des exploitants. À court terme, l’effort se concentrera sur la promotion des initiatives existantes, la préparation de la foire agricole annuelle et l’accompagnement à l’installation des jeunes agriculteurs.
En dix ans, « Fermes de Lot & Bastides » s’est donc affirmé comme un outil local de soutien à l’agriculture de proximité. L’arrivée des six nouvelles fermes illustre une dynamique positive, mais les acteurs reconnaissent que la consolidation des circuits courts reste un chantier de longue haleine, dépendant à la fois des choix politiques locaux et de l’engagement des producteurs.