Des slogans hostiles ont été découverts vendredi 14 août sur les murs de la mairie de Nomexy, petite commune des Vosges. Selon les premiers constats, des inscriptions tracées à l'encre rouge visaient explicitement le maire, élu récemment sous l'étiquette Rassemblement national (RN), et dénonçaient la présence du parti sur la scène locale.
Découverte et inscriptions
Les graffitis recouvraient la façade de la mairie. Parmi les slogans relevés figuraient :
- « Siamo tutti antifascisti » ;
- « No Pasaran » ;
- « No RN » ;
- et, selon certains médias, une inscription visant personnellement l'édile : « Yann Führer ».
| Date | Lieu | Inscriptions relevées |
|---|---|---|
| 14 août 2026 | Municipalité de Nomexy (Vosges) | « Siamo tutti antifascisti », « No Pasaran », « No RN », « Yann Führer » |
Réactions de la mairie
Le maire de Nomexy, Yann Traiteur, âgé de 19 ans, a annoncé son intention de déposer plainte. Il a décrit ces inscriptions comme un acte de « dégradation de biens publics » et un symptôme d'un « climat de plus en plus tendu » à l'approche de l'élection présidentielle de 2027. Il attribue la responsabilité de ces faits à des militants d'extrême gauche venant de villes proches.
« C’est une incitation à la haine et à la dégradation de biens publics, ça ne doit pas rester impuni »,
Le jeune maire a indiqué avoir reçu le soutien officiel du Rassemblement national, sans fournir de précisions supplémentaires sur la nature de ce soutien.
Contexte local et régional
Nomexy est une commune de taille modeste dans les Vosges. L'élu, qui a pris ses fonctions en mars dernier, n'est pas le premier membre du RN dans la région à signaler des incidents violents ou des intimidations. Lors de la campagne des municipales, un collègue du parti, Pierre François, tête de liste à Épinal, avait, selon des informations de presse, été agressé en pleine rue par des individus cagoulés.
Dans ce climat politique marqué par une polarisation croissante, l'apparition de tags ciblant directement une personnalité publique soulève des questions sur la protection des édiles locaux et sur la montée des actes symboliques de protestation. La mairie a fait savoir qu'elle attendait l'enquête des services compétents pour identifier les auteurs et déterminer les suites judiciaires.
Ce que dit la loi et les suites possibles
La dégradation d'un bâtiment public et l'outrage à une personne ou à une institution peuvent donner lieu à des poursuites pénales. En déposant plainte, la municipalité déclenche formellement une procédure qui pourra conduire à une enquête judiciaire, des relevés de traces, et des auditions si des suspects sont identifiés. Les forces de l'ordre sont compétentes pour intervenir et mener ces investigations.
Impacts sur la vie communale
Au-delà de l'acte matériel, ces inscriptions ont un effet symbolique sur une communauté déjà organisée autour de rythmes municipaux et associatifs qui marquent la vie locale en cette période estivale. Le maire a indiqué que cet événement ne remettrait pas en cause son engagement au service des habitants, mais souhaite que les responsables soient retrouvés et sanctionnés.
Les élus locaux et les services municipaux doivent désormais envisager des mesures de protection et de prévention, notamment la surveillance des bâtiments publics, des démarches de réparation rapide pour effacer les tags et des actions de médiation pour apaiser le climat communal.
À suivre
Une enquête est attendue pour déterminer l'origine exacte des inscriptions et confirmer les éléments relatés par la municipalité et les médias. Le dépôt de plainte devrait permettre au parquet compétent d'ouvrir des investigations et d'évaluer les qualifications pénales applicables.