Une marche blanche s'est tenue à Cayenne le mercredi 16 septembre en mémoire d'Anderson Marcellus, un adolescent de 14 ans décédé le 4 septembre après avoir été atteint par une balle perdue, a rapporté Outre-mer La 1ère. Famille, amis, coéquipiers de handball et habitants ont participé au rassemblement, qui a démarré au CHU de Cayenne pour rejoindre le quartier Eau Lisette, lieu du drame.
Une communauté en deuil
Le cortège, composé notamment des compagnons du Montabo Athletic Club, a voulu exprimer son émotion et sa colère face à la violence ayant causé la mort du jeune garçon. L'association Trop Violans, sollicitée par la famille, était présente lors de la marche et a appelé à des mesures concrètes pour prévenir de nouveaux drames.
« Ce n'est pas normal que des jeunes se tirent dessus ! Ce sont des faits extrêmement graves qui ont touché un garçon décrit comme sans histoire »,
a déclaré Ilyana Palmot, porte-parole de l'association.
Réactions et revendications
Au-delà de l'hommage, la mobilisation a permis de remettre sur le devant de la scène la demande de remise en place d'un comité de suivi des mesures de sécurité et de justice en Guyane. Selon Trop Violans, ces comités, créés à la suite du mouvement social de 2017, ne fonctionnent plus depuis 2019 et leur réactivation serait conditionnée par la volonté des autorités.
L'association souligne que ces instances avaient pour vocation de réunir « tous les acteurs de la sécurité » afin de coordonner des mesures locales. Elle réclame un rétablissement afin d'aboutir, selon elle, à « de véritables mesures de sécurité en Guyane ». La marche blanche a ainsi servi à amplifier cette revendication auprès des élus et des institutions locales.
Contexte statistique
Le bulletin de la sécurité cité par les organisateurs met en lumière des indicateurs alarmants : la Guyane enregistre des taux d'homicides et de tentatives d'homicide environ dix fois supérieurs à la moyenne nationale. En 2025, 43 homicides ont été recensés sur le territoire.
| Indicateur | Chiffre |
|---|---|
| Homicides en Guyane (2025) | 43 |
| Rapport aux moyennes nationales | ≈ x10 |
Procédure judiciaire en cours
Selon les informations diffusées par la presse locale et reprises lors de la marche, la famille réclame que justice soit rendue. Une personne âgée de 20 ans a été interpellée le 7 septembre dans le cadre de l'enquête, indique la même source. Aucun élément supplémentaire sur l'instruction ou d'éventuelles mises en examen n'a été précisé par les autorités au moment du rassemblement.
Impact local et attentes
La mort d'Anderson ravive l'inquiétude des habitants quant à la prévalence des armes et aux épisodes de violences qui touchent certaines parties du territoire. Pour les associations présentes, la question de la prévention — éducation, accompagnement des jeunes, présence policière adaptée — reste centrale. Les participants souhaitent que la mémoire du jeune garçon se traduise par des actions concrètes visant à réduire la circulation des armes et l'usage de la violence entre mineurs.
- Hommages : marche blanche le 16 septembre à Cayenne, départ CHU, arrivée quartier Eau Lisette.
- Présence associative : Trop Violans aux côtés de la famille.
- Situation sécuritaire : 43 homicides en 2025 en Guyane, taux environ dix fois supérieur à la moyenne nationale.
La mobilisation doit maintenant trouver un écho auprès des autorités locales et nationales pour aboutir, selon la famille et les associations, à des mesures de coordination et de prévention. Les prochains développements judiciaires et les décisions éventuelles sur la remise en place du comité de suivi seront suivis de près par la population et les acteurs associatifs en Guyane.