L'European Open, tournoi ATP 250 considéré comme le plus important de tennis masculin organisé en Belgique, bat son plein à Bruxelles jusqu'au 25 octobre 2026. Cette édition, marquée par le départ annoncé de David Goffin, suscite un intérêt particulier : les organisateurs espèrent rassembler quelque 40 000 spectateurs sur le site du Heysel.
Une édition « historique », mais coûteuse
Le directeur du tournoi, Dick Norman, estime que l’actuelle édition sera chargée en émotions et en visibilité. Face à l’indisponibilité de l’ING Arena, les matches ont dû être transférés dans le Palais 5, une opération qui entraîne un surcoût logistique. Selon les informations communiquées par l’organisation, ce déménagement génère un supplément budgétaire de 10 à 15 %.
« C’est quand même une édition historique cette année »,
Pour un événement de catégorie ATP 250, le budget nécessaire est évalué entre 5 et 8 millions d’euros. Les sponsors prennent en charge plus d’un tiers de ce financement : en première ligne figure BNP Paribas Fortis, présent depuis plusieurs décennies dans le sponsoring du tennis en Belgique.
Acteurs, incertitudes et enjeux financiers
Sur le plan sportif, l’affiche attire : en plus des adieux de David Goffin, des Belges comme Raphaël Collignon et Zizou Bergs sont attendus. Le jeune Alexander Blockx a toutefois déclaré forfait. Les organisateurs tablent sur la présence de plusieurs joueurs du Top 40, ce qui devrait contribuer à remplir les gradins et à justifier les dépenses additionnelles liées au transfert sur le site du Heysel.
L’ampleur du budget et l’importance des sponsors soulignent la fragilité économique de l’événement : Tennium, l’organisateur historique, a vendu sa licence à la Fédération italienne de tennis, transaction révélée par des médias italiens à hauteur de 20 millions de dollars. Cette cession laisse planer des questions sur l’avenir du tournoi en Belgique à moyen terme.
Fin de l’ère belge : 2027, la date butoir
Les informations diffusées indiquent que la dernière édition programmée en Belgique aura lieu en 2027. Les discussions entre partenaires — organisateurs, sponsors et autorités locales — porteront sur la manière d’assurer une transition qui protège les emplois, les retombées économiques locales et l’attractivité sportive du pays.
- Spectateurs attendus : ~40 000
- Budget estimé : 5 à 8 millions d’euros
- Surcoût logistique : +10 à 15 % en raison du transfert vers le Palais 5
- Financement : plus d’un tiers assuré par les sponsors, BNP Paribas Fortis en tête
- Vente de licence : Tennium cède à la Fédération italienne de tennis pour 20 millions de dollars (selon médias italiens)
- Dernière édition belge : prévue en 2027
| Éléments | Chiffres |
|---|---|
| Spectateurs attendus | ~40 000 |
| Budget | 5–8 M€ |
| Surcoût lié au déménagement | +10–15 % |
| Prix de vente de la licence (médias italiens) | 20 M$ |
La présence de sponsors de longue date, le déplacement sur un autre pavillon du Heysel et l’émotion autour du départ de joueurs emblématiques rendent cette édition particulièrement suivie. Mais la cession de la licence et l’annonce d’une ultime édition belge en 2027 obligent à regarder au-delà de l’aspect sportif : il s’agit aussi de préserver une manifestation qui génère des retombées économiques et de communication importantes pour Bruxelles et la Belgique.
Les prochains mois seront décisifs pour savoir si un nouvel acteur reprendra la licence en conservant une étape en Belgique, si des partenaires belges parviendront à compenser le départ de Tennium, ou si le calendrier ATP évoluera au détriment d’un rendez-vous désormais en sursis. Pour l’heure, joueurs, organisateurs et sponsors misent sur le succès de cette édition « historique » pour convaincre les dernières parties prenantes.