Un acte filmé et dénoncé par un témoin
Le 24 mars dernier, vers 19 h 30, la zone de police des Trieux est alertée par un témoin présent dans un fast‑food de la rue du Général de Gaulle à Courcelles. Selon la plainte, un client se montre particulièrement violent envers un enfant présent sur place. Les forces de l’ordre, saisies, ont ensuite analysé les images de vidéosurveillance fournies par l’établissement.
Six gifles confirmées par les images
Les enregistrements confirment que l’homme a asséné six gifles à un mineur. L’enfant est décrit dans les témoignages comme ayant sept ans. L’auteur des coups, interpellé le 3 avril et identifié comme Housseyn, a été entendu par la police puis renvoyé devant le parquet de Charleroi pour coups et blessures sur mineur.
- Date de l’incident : 24 mars (vers 19 h 30)
- Lieu : fast‑food, rue du Général de Gaulle, Courcelles
- Auteur des faits : Housseyn (interpellé le 3 avril)
- Victime : enfant, 7 ans selon les déclarations
- Nombre de gifles constatées : 6
Deux versions sur la cause de l’agression
Lors de sa garde à vue, l’homme s’est présenté comme un « père exemplaire » et a expliqué avoir réagi après que son fils aurait insulté sa sœur. La compagne du prévenu a, pour sa part, indiqué que l’enfant aurait en réalité proféré une insulte à l’adresse de son père. Quoi qu’il en soit, la scène de violence, filmée, a conduit à des poursuites.
Pour le substitut Brichet, le dossier est « très interpellant » et montre que le prévenu semble avoir « la main légère et être extrêmement froid ».
Réquisitions et calendrier judiciaire
Le substitut a requis le maximum de la peine encourue pour les faits, soit un an de prison, assorti d’un sursis probatoire. Cette mesure probatoire viserait notamment à contraindre le prévenu à suivre une formation en gestion de la violence. La défense a également plaidé en faveur d’une mesure de suspension permettant au prévenu de bénéficier de cette formation. Le jugement est fixé au 26 août.
| Date | Événement |
|---|---|
| 24 mars | Incident au fast‑food de la rue du Général de Gaulle (Courcelles) |
| 3 avril | Interpellation de Housseyn |
| 26 août | Audience de jugement |
Implications locales et réactions attendues
Dans une commune comme Courcelles, où la vie de quartier est dense et où les lieux publics — restaurants, commerces — sont souvent fréquentés en famille, ces faits posent la question de la protection des mineurs et de la prévention de la violence éducative. Le recours aux images de vidéosurveillance a permis d’apporter des éléments factuels au dossier ; ils seront déterminants lors de l’audience.
Les suites judiciaires serviront de repère pour les praticiens locaux et les services sociaux : le cas, médiatisé, pourrait conduire à des propositions renforcées en matière de formation parentale et d’accompagnement des familles, notamment lorsqu’un sursis probatoire assorti d’une formation est envisagé par le parquet.
Je suivrai l’audience du 26 août et rendrai compte des décisions du tribunal dès leur prononcé. Dans une petite ville, chaque affaire de ce type résonne au‑delà du fait lui‑même : elle interroge notre manière collective de protéger les plus fragiles.