Un salon qui dépasse les stands : impact direct sur l'emploi local
Le Salon des Arts ménagers qui se tient au Grand Palais de Charleroi ne profite pas seulement aux 360 exposants et aux 40 artisans et petits indépendants présents pendant seize jours : il génère aussi une activité de main-d'œuvre importante autour de son organisation. Selon la société organisatrice, Succès Events, « on arrive pas très loin de 1 500 personnes mobilisées » lorsque l’on additionne tous les intervenants.
Succès Events : une croissance d’effectif visible
La reprise du salon l'an passé s’est traduite, pour l’organisateur, par une montée en puissance de ses effectifs. Succès Events est passé, dans les dernières années, de trois personnes à vingt en permanence, indique son porte-parole. À cela s’ajoute un recours massif à du personnel temporaire pour assurer la tenue de l’événement.
- Environ 175 personnes sont engagées ponctuellement par Succès Events pour l’accueil, les caisses, le vestiaire, la sécurité et la propreté.
- Le jour de l’ouverture, plus de 100 personnes sont présentes au Grand Palais ; en moyenne, près de 80 personnes travaillent chaque jour du salon.
- Ces emplois représentent, selon l’organisateur, environ 1 450 jours de travail au total, couvrant montage, démontage et tenue du salon.
Des monteurs et des prestataires au cœur de la mobilisation
Les exposants font aussi appel à des monteurs pour installer leurs stands. Succès Events indique que, en moyenne, trois monteurs sont nécessaires par stand ; pour certains stands plus importants, ils peuvent monter jusqu’à dix personnes. Au total, le nombre de monteurs sollicités dépasse largement la barre du millier.
« Si on ajoute aux personnes travaillant pour Succès Events les monteurs, électriciens, plombiers, livreurs Horeca et autres prestataires, on arrive pas très loin de 1 500 personnes mobilisées. »
Ces prestataires externes — électriciens, plombiers, installateurs, livreurs — constituent une part non négligeable de la chaîne économique liée au salon. Leur mobilisation montre comment un événement local peut peser sur des secteurs variés de l’économie caroloise et régionale.
Ce que l’UMons va mesurer
Pour préciser ces chiffres et mieux évaluer les retombées économiques et sur l’emploi, l’Université de Mons (UMons) a été mandatée pour conduire une analyse sur une durée de deux ans. Les premiers résultats sont attendus au plus tôt l’an prochain. Cette étude devrait permettre de chiffrer avec précision la création d’emplois directs et indirects ainsi que l’impact sur le chiffre d’affaires des exposants et des prestations locales.
| Élément | Chiffres fournis |
|---|---|
| Exposants | 360 |
| Artisans / indépendants | 40 |
| Personnel fixe Succès Events | De 3 à 20 en quelques années |
| Personnes ponctuelles engagées par Succès Events | ~175 |
| Jours de travail estimés | ~1 450 |
| Nombre total de personnes mobilisées (estimation) | ~1 500 |
Pour les commerçants et artisans locaux, le salon représente parfois une bouffée d’air dans une année économique « morose », comme le soulignent certains exposants. Au-delà des chiffres, l’événement fonctionne donc comme un catalyseur d’activité : il attire des visiteurs, mobilise des prestataires et peut, à court terme, améliorer la trésorerie d’entreprises locales.
À Charleroi, ville d’industrie et de services, ce type de manifestation confirme l’importance des événements grand public pour maintenir une chaîne d’emploi variée : de l’intérim à la petite entreprise artisanale, en passant par les sociétés de services. Le suivi de l’UMons devrait fournir des éléments précieux pour mieux planifier et optimiser ces retombées à l’avenir.