Le financement des bibliothèques communales néerlandophones de Bruxelles fait l’objet d’un réajustement : confrontées à une économie prévue de 30 % dans le cadre du budget flamand 2027, ces structures verront une large partie de la coupe absorbée par deux responsables politiques. La ministre flamande en charge de Bruxelles, Cieltje Van Achter (N-VA), et la secrétaire d’État à la Vlaamse Gemeenschapscommissie, Ans Persoons (Vooruit), ont annoncé qu’elles mobiliseraient ensemble 600 000 € pour limiter les conséquences sur le terrain.
Montant et répartition des compensations
La réduction initiale décidée par le gouvernement flamand représente un montant total de 793 000 € sur le budget de fonctionnement des bibliothèques communales néerlandophones à Bruxelles. Pour en atténuer l’effet, Cieltje Van Achter prévoit d’affecter 400 000 € via l’enveloppe de la politique flamande pour Bruxelles, tandis que Ans Persoons débloquera 200 000 € depuis les budgets de la Commission communautaire flamande.
| Poste | Montant (€) |
|---|---|
| Économie décidée par la Région flamande | 793 000 |
| Apport de C. Van Achter | 400 000 |
| Apport d’A. Persoons | 200 000 |
Objectifs : préserver l’emploi et les services
Les deux élues affirment agir pour éviter que les coupes n’entraînent des conséquences concrètes : pertes d’emplois, réduction des heures d’ouverture, ou démantèlement des activités scolaires et des initiatives de promotion de la lecture et de la pratique du néerlandais. Selon leurs communiqués, l’effort financier vise à préserver l’offre culturelle et linguistique accessible aux habitants, aux écoles et aux usagers réguliers.
« Le néerlandais et les compétences en lecture sont pour moi des priorités absolues »
Une stratégie de coopération entre bibliothèques
Outre l’apport financier, C. Van Achter et A. Persoons souhaitent que les 19 bibliothèques concernées renforcent leur collaboration. L’idée est d’optimiser certaines tâches et services de soutien de manière conjointe pour dégager davantage de temps et de moyens au niveau local : accueil des visiteurs, actions scolaires, promotion de la lecture et offres linguistiques.
- Limiter les pertes d’emploi et les réductions d’ouverture.
- Soutenir les activités scolaires et les actions de promotion du néerlandais.
- Favoriser la mutualisation des services entre bibliothèques pour réduire les coûts.
Les responsables indiquent que des concertations se sont tenues ces dernières semaines et qu’elles ont mis en évidence des « opportunités » pour mieux faire coopérer les bibliothèques et traiter collectivement certains coûts et difficultés récurrentes. Elles entendent désormais traduire ces pistes en mesures concrètes afin de maintenir un service public structurant pour l’apprentissage et la pratique de la langue néerlandaise à Bruxelles.
Conséquences et limites
Si l’effort cumulé de 600 000 € atténue l’essentiel de la coupe, il laisse néanmoins un reliquat non couvert dans le montant initial annoncé par la Région flamande. Les autorités et les responsables des bibliothèques devront désormais préciser comment sera gérée la part restante et quelles adaptations organisationnelles seront mises en œuvre. À court terme, l’objectif affiché est clair : éviter que la réduction budgétaire ne se traduise par une moindre accessibilité aux services de lecture et aux activités éducatives, en particulier pour les écoles et les publics vulnérables.
Pour les familles et les usagers, l’enjeu est tangible : maintien des heures d’ouverture, continuité des animations pour enfants et adolescents, et offre de soutien à l’apprentissage du néerlandais. Pour les personnels, la priorité est d’écarter des licenciements et de préserver les emplois culturels locaux. Les prochains mois diront si les montants annoncés et la coopération institutionnelle suffiront à consolider ces objectifs.