Un centre logistique proche de Valence pour fluidifier la distribution
La construction d'une nouvelle plateforme de livraison de colis à Bourg-lès-Valence, dans la zone de Marcerolles, progresse depuis la pose de la première pierre le 7 juillet 2026. Le bâtiment, réalisé pour le compte du transporteur DPD, couvre une surface de 4 500 mètres carrés et vise une mise en service au printemps 2027.
Installée à proximité immédiate de l'échangeur autoroutier de Bourg-lès-Valence pour l'accès à l'A7 et du Rhône, la structure est pensée pour jouer un rôle opérationnel important dans l'organisation de la distribution régionale. Selon les documents de chantier, le site pourra accueillir jusqu'à 80 camions par jour, disposer de 10 quais de chargement et de 70 places de parking.
Objectifs et retombées pour l'agglomération valentinoise
Le projet est présenté comme une solution pour soulager un centre de stockage basé à Valence, actuellement « complètement saturé ». À ce titre, la nouvelle plateforme doit améliorer les capacités de traitement des colis pour le territoire et faciliter les livraisons vers l'Ardèche, grâce à sa position stratégique.
La municipalité de Bourg-lès-Valence et Valence Romans Agglo sont parties prenantes du dossier. L'adjoint à l'économie et à l'emploi de Bourg-lès-Valence, Tanguy Gerland, a insisté sur la maîtrise des nuisances et le caractère compatible de l'activité logistique avec l'environnement économique local :
« Tout a été calculé, les routes sont faites pour ça et toutes les entreprises autour sont dans des activités similaires »
Le montage opérationnel prévoit également des retombées en matière d'emploi : les promoteurs évoquent la création de « dizaines d'emplois » pour la commune. Le terme reste volontairement général dans les communiqués, mais il illustre l'attente d'un impact direct sur l'emploi local lié au fonctionnement du centre (manutention, conduite, tri et fonctions administratives).
Mesures d'aménagement et précautions environnementales
Le site se situe sur un terrain propriété de la CNR (Compagnie nationale du Rhône), à proximité d'un point de captage d'eau potable de Bourg-lès-Valence. Le constructeur, la société GSE, affirme avoir pris en compte cette contrainte dans la conception du projet. Plusieurs éléments de compensation et d'atténuation sont prévus :
- un quart du terrain sera consacré à la conservation et à l'amélioration de la biodiversité existante ;
- la plantation de plusieurs arbres viendra renforcer les aménagements paysagers ;
- 24 bornes de recharge seront installées pour les véhicules électriques afin d'accompagner la transition énergétique des flottes.
Ces dispositions cherchent à concilier activité logistique et attentes environnementales locales, notamment en raison de la sensibilité liée au captage d'eau potable. Les autorités locales et l'opérateur s'engagent à poursuivre des études et des suivis pour limiter les impacts sur les milieux et la ressource en eau.
Aspects pratiques et enjeux de circulation
La capacité annoncée de 80 camions par jour interroge sur la gestion des flux autour de l'échangeur de l'A7 et des voiries communales. L'adjoint Tanguy Gerland assure que les infrastructures routières sont dimensionnées et adaptées à ce type d'activité. Reste à observer comment s'organisera la répartition horaire des mouvements lourds pour éviter les congestions aux heures de pointe.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Surface du bâtiment | 4 500 m² |
| Capacité journalière | Jusqu'à 80 camions |
| Quais / parkings | 10 quais / 70 places |
| Bornes de recharge | 24 |
À l'approche de l'ouverture prévue au printemps 2027, les riverains, les entreprises voisines et les autorités locales suivront de près les études de circulation, les mesures environnementales et les engagements sur l'emploi. Pour Valence et son agglomération, la nouvelle plateforme peut représenter une réponse opérationnelle à la saturation actuelle, tout en posant des questions sur la gestion des nuisances et l'intégration paysagère et écologique du site.