Dans la soirée du dimanche 9 août, une quinzaine de caravanes et véhicules se sont introduits sur un terrain communal de Sainte‑Euphémie (Ain) après avoir réussi à déplacer un bloc de béton d’environ 2 tonnes placé pour empêcher l’accès, a indiqué la municipalité.
Contexte et antécédents
La commune avait déjà été confrontée au passage de gens du voyage au printemps. Lors de cette précédente installation, l’accès au terrain n’était protégé que par deux cadenas de type « pompiers », facilement ouvrables avec une clé triangle, et la mairie n’avait pas engagé de poursuites. Les personnes présentes s’étaient acquittées de consommations électriques et avaient laissé une somme au Centre communal d’action sociale (CCAS).
En réaction, le conseil municipal a voté ensuite la pose de deux blocs de béton devant le portail, décision adoptée par 16 voix pour et 3 contre, pour rendre plus difficile l’entrée sur le site. Ces obstacles n’ont toutefois pas empêché l’installation du 9 août.
Réactions municipales et procédures
Le maire de Sainte‑Euphémie, Emmanuel Geniquet, a expliqué avoir refusé une demande d’installation formulée quelques jours plus tôt par téléphone. En se rendant sur place pour demander l’évacuation du terrain, il dit avoir reçu pour réponse que les occupants « n’ont pas de lieu où s’implanter », évoquant des aires occupées à Trévoux et Anse en travaux.
« Nous n’avons pas de lieu où s’implanter. Trévoux en travaux, Anse en travaux. »
Outre le caractère illégal de l’implantation malgré le refus préalable, le maire a dénoncé un branchement sauvage sur une bouche d’incendie permettant l’accès à l’eau, un acte pouvant entraîner des poursuites pénales. Il a annoncé avoir déposé plainte auprès de la gendarmerie de Trévoux et saisi la préfecture de l’Ain pour obtenir l’intervention des forces de l’ordre en vue d’une extraction.
Risque sanitaire et enjeux en période de canicule
La municipalité souligne le caractère inopportun de lavages de caravanes et de véhicules en pleine période de canicule et d’incendie, lorsque les autorités appellent à la réduction de la consommation d’eau. Le maire a rappelé que l’utilisation non autorisée d’une bouche d’incendie est susceptible d’entraîner des sanctions sévères.
| Élément | Détail connu |
|---|---|
| Nombre approximatif de véhicules | Une quinzaine de caravanes et véhicules |
| Obstacle déplacé | Bloc de béton d’environ 2 tonnes |
| Actes dénoncés | Branchement sur bouche d’incendie, installation malgré refus municipal |
| Actions engagées | Plainte en gendarmerie, saisie de la préfecture |
Sanctions encourues
La municipalité rappelle que le branchement illégal sur un réseau d’eau destiné à la lutte contre l’incendie constitue une infraction passible de lourdes peines : jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende, selon les éléments transmis par la mairie.
Impact local et questions pratiques
La situation pose plusieurs questions pour la commune et ses habitants : sécurité des réseaux, protection des biens communaux, et gestion des campements illicites. Les élus locaux souhaitent également prévenir les risques liés à la consommation d’eau en période de canicule, tout en gérant les aspects humains et sociaux d’un phénomène récurrent dans la région.
Pour mémoire, les communes disposent de procédures administratives et judiciaires pour faire évacuer des campements sauvages : demandes d’expulsion, interventions de la force publique après ordonnance, ou encore médiation avec les responsables des groupes itinérants lorsque la situation le permet.
- Le maire a déposé une plainte auprès de la gendarmerie de Trévoux.
- La préfecture de l’Ain a été saisie pour envisager une extraction par les forces de l’ordre.
- La municipalité rappelle les risques pénaux liés au branchement sur une bouche d’incendie.
La suite de l’affaire dépendra des mesures prises par la préfecture et des suites judiciaires. WE NEWS se tiendra à disposition des autorités locales pour relayer toute évolution.