Une sortie en nature a tourné au drame dimanche 18 octobre à Cassagnas (Lozère) : un promeneur âgé de 65 ans a été mortellement blessé par un tir lors d'une battue aux sangliers organisée en milieu de journée. Les secours, rapidement alertés, n'ont pas pu sauver la victime, qui a subi deux arrêts cardiaques successifs lors des tentatives de réanimation.
Les circonstances du tir
Selon le procureur de la République de Mende, l'auteur du tir est un chasseur âgé d'environ 50 ans et domicilié dans la commune de Cassagnas, petite localité d'une centaine d'habitants. L'incident s'est produit aux alentours de midi : le chasseur a ouvert le feu en direction d'une zone de végétation après avoir perçu un mouvement.
« quelque chose bouger »
Les autorités précisent que le tireur aurait aperçu « quelque chose bouger » dans des fougères avant d'effectuer le tir qui a atteint le sexagénaire. Dans la foulée, pompiers et gendarmes ont été dépêchés sur place pour porter secours et sécuriser la zone.
Procédure judiciaire et garde à vue
À l'issue des premières constatations, le chasseur a été placé en garde à vue. Une enquête a été ouverte pour homicide involontaire afin d'établir les circonstances précises du tir : orientation du projectile, trajectoire, conditions de visibilité et respect des règles de sécurité lors de la battue.
Les investigations devront également déterminer pourquoi la présence du promeneur n'a pas été identifiée par les participants à la chasse et si les consignes de balisage et de communication entre les chasseurs avaient été correctement appliquées.
Contexte des accidents de chasse
Ce drame intervient dans un contexte où les accidents liés à la chasse restent suivis de près. D'après le bilan de l'Office français de la biodiversité (OFB) évoqué par le parquet, la saison 2025-2026 a comptabilisé 92 accidents, dont quatre mortels. Les victimes mortelles cette saison étaient toutes des chasseurs, et près de 89 % des accidents concernent des pratiquants de la chasse, souligne l'organisme, qui note toutefois une baisse sur vingt ans.
Impacts locaux et réactions attendues
La commune de Cassagnas, comme l'ensemble du territoire lozérien, est marquée par une forte activité cynégétique en automne. Un tel accident relance inévitablement le débat local sur la sécurité des battues collectives, la signalisation des zones de chasse et l'information des promeneurs et riverains.
À ce stade, les autorités n'ont communiqué ni le nom de la victime ni des détails supplémentaires sur les conditions exactes du déplacement du promeneur. Les familles et la communauté locale attendent désormais les résultats des expertises balistiques et des auditions qui doivent préciser la dynamique de l'accident.
Que prévoit l'enquête ?
Les éléments suivants devraient figurer parmi les investigations menées par les gendarmes et le parquet :
- examen balistique du projectile et détermination de la trajectoire ;
- reconstitution des positions des participants à la battue et des trajectoires de tir ;
- vérification des procédures de sécurité et du balisage de la chasse collective ;
- auditions des témoins, des autres chasseurs présents et des secours intervenus.
| Élément | Information connue |
|---|---|
| Date | Dimanche 18 octobre |
| Localisation | Cassagnas (Lozère) |
| Victime | Promeneur, 65 ans |
| Auteur du tir | Chasseur, environ 50 ans, placé en garde à vue |
| Qualification judiciaire | Enquête pour homicide involontaire |
La procédure judiciaire déterminera si des poursuites seront engagées au-delà de la garde à vue et si des mises en cause pour négligence seront prononcées. Dans les affaires de ce type, les expertises techniques jouent un rôle central pour établir les responsabilités.
Les autorités locales et les fédérations de chasse sont généralement sollicitées après de tels événements pour rappeler les règles de prudence et renforcer la coordination entre chasseurs et usagers de la nature, afin d'éviter des drames similaires à l'avenir.
WE NEWS suivra l'évolution de l'enquête et les réactions locales dès que de nouvelles informations seront communiquées par le parquet ou les services de gendarmerie.