Découverte in extremis lors d’un vide‑maison près de Tours
Deux reliquaires Kota d’origine africaine, repérés lors d’un vide‑maison organisé près de Tours, ont finalement été retenus pour une mise aux enchères après qu’un commissaire‑priseur local a été alerté. Destinées dans un premier temps à être déposées chez Emmaüs Tours Nord, les deux pièces ont été expertisées et intégrées à la prochaine vente mobilière de l’Hôtel des ventes Giraudeau à Joué‑lès‑Tours.
L’alerte est partie d’un email envoyé au commissaire‑priseur Mériadec Dehen : la propriétaire, en fouillant ses objets, avait identifié deux sculptures qui évoquaient des reliquaires Kota déjà passés par la maison de ventes. Elle avait, selon le communiqué de l’Hôtel Giraudeau, « fait une recherche par image » et contacté un professionnel par précaution.
« En effectuant une recherche par image sur Google, elle était alors tombée sur le site de la maison de ventes et avait découvert les résultats d’adjudication de pièces similaires. »
Expertise et estimation
Face à l’urgence — le vide‑maison se tenait le jour même et les objets devaient partir pour Emmaüs quelques heures plus tard — le commissaire‑priseur a sollicité Christian Njiensi, expert en art d’Afrique, pour mener l’expertise sur place. Leur constat : il ne s’agissait pas d’une unique pièce, mais bien de deux reliquaires présentant un intérêt avéré pour les collectionneurs et connaisseurs.
Les deux sculptures ont été estimées à 3 000 à 4 000 € chacune. Elles figureront à la vente le 17 octobre lors d’une vacation organisée à l’Hôtel des ventes Giraudeau, à Joué‑lès‑Tours.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Type d’objet | Reliquaires Kota (deux pièces) |
| Estimation | 3 000 – 4 000 € par pièce |
| Date de la vente | 17 octobre |
| Lieu | Hôtel des ventes Giraudeau, Joué‑lès‑Tours |
Un sauvetage providentiellement coordonné
Le raccourci entre vide‑maison, Emmaüs et maison de ventes illustre des logiques contradictoires : d’un côté, le don à des associations de réemploi ; de l’autre, la valeur patrimoniale et marchande d’objets d’art. Dans ce cas précis, la vigilance de la propriétaire et la réactivité du commissaire‑priseur ont permis que ces reliquaires ne passent pas, sans expertise, par le circuit du don.
Pour les acteurs locaux de la vente et du marché de l’art, l’affaire rappelle l’importance des réseaux professionnels et de l’expertise sur le terrain. Elle interroge aussi la manière dont sont traités, lors des tris domestiques, des objets pouvant présenter une valeur historique ou artistique significative.
- Deux reliquaires Kota découverts lors d’un vide‑maison près de Tours.
- Les pièces estimées à 3 000–4 000 € chacune seront vendues le 17 octobre à Joué‑lès‑Tours.
- Le repérage a été effectué grâce à une recherche par image et à l’intervention d’un commissaire‑priseur suivi d’un expert.
La vente du 17 octobre offrira aux collectionneurs une opportunité d’acquérir des objets présentant un intérêt ethnographique et muséal. Pour la propriétaire, l’épisode illustre la prudence qu’impose la détention d’objets d’art : vérifier avant de donner peut parfois éviter la dispersion de pièces de valeur.
Les amateurs souhaitant assister à la vacation ou obtenir des renseignements peuvent contacter l’Hôtel des ventes Giraudeau, qui a publié un communiqué détaillant la découverte et l’organisation de la prochaine vente.