La préfecture d’Indre‑et‑Loire a publié le 13 août 2026 un arrêté reconnaissant que le département a été touché, pour la campagne 2026, par des « épisodes climatiques exceptionnels ayant entraîné des pertes de récolte viticole significatives ». Cette décision permet aux viticulteurs du département d’acheter du raisin et des moûts afin de compenser partiellement leurs pertes, selon le cadre réglementaire en vigueur.
Reconnaissance officielle et sources d’information
Le constat repose, selon le texte préfectoral, sur les « données climatiques collectées auprès de Météo France » ainsi que sur les recensements menés par la chambre d’agriculture d’Indre‑et‑Loire et par la Fédération des Associations Viticoles d’Indre‑et‑Loire et de la Sarthe. Les épisodes invoqués couvrent des phénomènes variés : grêle, vagues de chaleur et sécheresse, survenus au cours des mois de juin et de juillet.
« l’ensemble du département d’Indre‑et‑Loire est touché par des épisodes climatiques exceptionnels ayant entraîné des pertes de récolte viticole significatives »
Ce que l’arrêté autorise concrètement
La mesure se réfère aux dispositions fiscales et réglementaires existantes qui encadrent les achats de vendanges et de moûts. Dans les limites prévues, les exploitants peuvent compléter leur production par des achats externes. Le texte rappelle notamment la règle des seuils maximaux permis.
- Pourcentage autorisé : achats limités à 5 % de la récolte et de la production de la campagne en cours de l’acheteur.
- Application : plafond calculé par AOC et par couleur (blanc/rouge/rosé).
- Cadre de référence : arrêté de 2017 relatif aux conditions fiscales des achats de vendanges et de moûts.
| Élément | Valeur / précision |
|---|---|
| Reconnaissance | Arrêté publié le 13 août 2026 |
| Limite d’achat | 5 % de la récolte/production (par AOC et par couleur) |
| Sources | Météo France, chambre d’agriculture, Fédération des Associations Viticoles |
Pourquoi cette mesure ?
Les épisodes climatiques récents — orages de grêle locaux, canicules et épisodes prolongés de sécheresse — ont entraîné des pertes hétérogènes mais souvent importantes selon les secteurs et les parcelles. Pour limiter l’impact économique sur les exploitations et permettre le maintien d’un volume minimum de commercialisation sous certaines appellations, la possibilité d’acheter du raisin ou du moût apparaît comme une mesure d’ajustement temporaire et encadrée.
Conséquences pour les viticulteurs et le marché
Autoriser des achats externes permet aux exploitants les plus touchés de produire des volumes commercialisables et d’honorer des engagements commerciaux et des approvisionnements pour les coopératives. Toutefois, la limite de 5 % par AOC et par couleur vise à préserver l’authenticité des appellations et à éviter des distorsions sur les marchés locaux.
La mesure n’est pas une solution structurelle : elle compense partiellement des pertes et ne remplace pas les assurances récolte ni les dispositifs d’aides aux agriculteurs. Les effets à moyen terme dépendront du niveau final des rendements et de la progression éventuelle des mesures d’accompagnement décidées au plan départemental ou national.
Calendrier et vendanges
Les vendanges 2026 s’annoncent précoces dans la région, détail que souligne la préfecture. Le communiqué indique que certaines récoltes « ont déjà débuté », ce qui renforce l’urgence pour les exploitants à évaluer rapidement leurs besoins et, le cas échéant, à concrétiser des achats dans le cadre légal.
Points de vigilance pour les producteurs
- Vérifier le calcul du plafond de 5 % par AOC et par couleur avant tout achat.
- Conserver les justificatifs et déclarations nécessaires pour la traçabilité et le respect des règles fiscales.
- Se rapprocher de la chambre d’agriculture ou de la fédération pour les recensements locaux et l’accompagnement technique.
La reconnaissance officielle des « épisodes climatiques exceptionnels » marque une étape administrative importante pour la filière viticole en Indre‑et‑Loire. Si elle apporte un filet de sécurité à court terme, les acteurs locaux insistent sur la nécessité d’un suivi précis des rendements et d’une coordination pour évaluer l’ampleur des pertes et définir d’éventuelles aides complémentaires.