Le Département d’Indre‑et‑Loire a annoncé l’achèvement, en décembre 2025, du déploiement de panneaux photovoltaïques sur les toitures de 32 collèges publics du territoire. Lancé par une délibération du conseil départemental en septembre 2020, ce programme porté par le Groupe Solstyce représente un investissement de 9 millions d’euros et une puissance installée totale de 5,9 MWc.
Des chiffres qui donnent une visibilité sur l’impact
Le projet devrait générer une production électrique annuelle estimée à 5 700 MWh, ce qui correspond, selon les calculs fournis, à la consommation électrique d’environ 1 200 foyers. Les dernières installations ont été posées fin 2025, clôturant ainsi cinq années de travaux et d’exploitation progressive des sites.
- Durée du programme : lancé en 2020, achevé en décembre 2025
- Coût total : 9 millions d’euros
- Puissance installée : 5,9 MWc
- Production annuelle estimée : 5 700 MWh
- Équivalent : environ 1 200 foyers
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Nombre de collèges équipés | 32 |
| Investissement | 9 M€ |
| Puissance installée | 5,9 MWc |
| Production annuelle estimée | 5 700 MWh |
| Équivalent en foyers | ≈ 1 200 |
Un contrat global : conception, financement, réalisation, exploitation
La démarche a reposé sur un Appel à Manifestations d’Intérêt (AMI) lancé par le Département afin d’identifier un partenaire capable d’assumer l’ensemble des phases du projet : conception, financement, réalisation et exploitation des centrales. Après une année de mise en concurrence, le Groupe Solstyce a été retenu en 2021 pour mener l’opération.
Au‑delà de l’installation des panneaux, le choix d’une délégation complète vise à garantir la maintenance et l’exploitation des installations sur la durée, limitant ainsi la charge technique pour les services départementaux et assurant une production constante dans le temps.
Un volet de la stratégie énergétique départementale
Le projet s’inscrit dans une politique plus large de performance énergétique menée par la collectivité. Le Département rappelle avoir déjà engagé des actions visant à réduire sa dépendance aux énergies fossiles : remplacement de chaudières fioul par des solutions biomasse ou gaz vert et verdissement progressif de sa flotte de véhicules.
« Nous faisons le choix de valoriser notre patrimoine public pour produire une énergie renouvelable locale, réduire l'empreinte environnementale du territoire et préparer les usages de demain », explique Nadège Arnault, présidente du Conseil départemental.
Le vice‑président en charge de la transition énergétique a également mis en avant la portée symbolique du dispositif, rappelant que les collèges accueillent quotidiennement plusieurs milliers d’élèves et que l’implantation de centrales sur ces bâtiments donne une dimension pédagogique et visible à la transition énergétique locale.
Conséquences pratiques et enjeux pour les collèges
Sur le plan pratique, l’électricité produite par ces installations devrait permettre d’alimenter des consommations internes (éclairage, équipements, certain chauffage électrique éventuel) et, selon les configurations contractuelles retenues, d’alimenter une partie des besoins énergétiques des établissements ou de céder l’énergie produite au réseau. Le schéma exact de valorisation (autoconsommation collective, injection réseau, répartition entre établissements) dépend des contrats signés avec l’exploitant et du cadre réglementaire en vigueur.
La visibilité offerte par ces installations sur des bâtiments publics fréquentés quotidiennement par des jeunes est également perçue comme un levier d’éducation aux énergies renouvelables et au fonctionnement des systèmes photovoltaïques.
Une collectivité parmi les plus engagées
Avec ce programme, le Département d’Indre‑et‑Loire se positionne comme l’un des territoires français fortement engagés dans la « solarisation » de son patrimoine scolaire. Si d’autres collectivités ont initié des projets similaires, la taille du parc — 32 collèges et près de 6 MWc — place l’opération parmi les plus significatives à l’échelle régionale et nationale.
Reste à suivre l’exploitation dans la durée : garanties de performance, entretien des installations et véritable niveau d’autoconsommation seront des indicateurs clés pour mesurer l’efficacité économique et environnementale de l’investissement.
Ville principale concernée : Tours (siège du Département et centre névralgique des décisions), même si les collèges équipés couvrent l’ensemble du département.