Le tribunal de la Charente a rendu, lundi, une peine de prison ferme à l'encontre de Johnass Ménestrier, 22 ans, pour une nouvelle tentative de vol avec effraction visant un cabinet vétérinaire à Verteuil-sur-Charente. Connu des services de police pour des faits similaires dans le Ruffécois, le prévenu a été condamné à une peine équivalente à 14 mois d'emprisonnement.
Les faits et l'audience
L'incident s'est déroulé samedi, sur le lieu de travail de Damien Schmitt, propriétaire du cabinet vétérinaire. Intervenant à la barre, le gérant a exprimé son étonnement et sa déception : « On ne vous en veut pas. On est juste peinés », a-t-il déclaré lors de l'audience, selon les échanges rapportés par le tribunal.
« Je préfère dormir en cellule que dans une tente »
Le prévenu, qui vivrait à la rue, s'est adressé directement au propriétaire et a exprimé des regrets en assurant que les faits ne se reproduiraient pas. Il a également expliqué, lors de son audition, que sa consommation passée de produits avait motivé plusieurs cambriolages : « Quand je cambriolais, je cherchais de la kétamine », a-t-il affirmé, tout en déclarant ne plus en consommer depuis un an. Le tribunal a toutefois pris en compte la réalité de la récidive et la dangerosité des actes.
Un dossier marqué par la récidive
À 22 ans, le mis en cause présente déjà sept mentions au casier judiciaire. Le tribunal a, lors de l'audience, prononcé une peine comprenant la révocation d'un sursis et une interdiction de se rendre dans la zone touchée :
- Peine prononcée : 10 mois d'emprisonnement ferme;
- Révocation de sursis : 4 mois supplémentaires;
- mesure complémentaire : interdiction de se rendre à Ruffec et Verteuil-sur-Charente pendant 3 ans.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Âge du prévenu | 22 ans |
| Antécédents | 7 mentions au casier judiciaire |
| Peine prononcée | 14 mois (10 mois ferme + révocation de sursis de 4 mois) |
| Interdiction | 3 ans d'interdiction de séjour à Ruffec et Verteuil-sur-Charente |
Paroles et contexte social
Lors de l'audience, le prévenu a expliqué vivre à la rue et avoir, selon ses propres mots, préféré volontairement la détention à la précarité de la rue : « Je préfère dormir en cellule que dans une tente », a-t-il déclaré. Il a aussi reconnu sa responsabilité et a dit regretter les dommages causés au cabinet vétérinaire.
Le tribunal a tenu compte du parcours judiciaire du mis en cause et de la répétition des infractions, notamment des tentatives d'effraction visant des cabinets vétérinaires, motif qui avait déjà marqué son dossier. Le jugement inclut donc des mesures privatives de liberté et une interdiction de séjour pour protéger les victimes potentielles et dissuader la récidive.
Conséquences pour la victime
Le propriétaire du cabinet, présent à l'audience, a témoigné de l'impact matériel et moral de l'effraction. Les professionnels de santé animale exerçant en zones rurales sont régulièrement confrontés à des actes de délinquance visant les locaux et les médicaments sensibles. L'audience a mis en lumière la vulnérabilité de ces commerces et la nécessité, selon le tribunal, d'une réponse pénale ferme en cas de récidive.
Le prévenu a été condamné à l'interdiction de se rendre sur le secteur pendant trois ans ; la mesure vise à limiter les risques pour les victimes et à permettre un apaisement local. La décision du tribunal est assortie de mesures d'exécution immédiatement applicables.
Le jugement met également en exergue les liens entre grande précarité, consommation de produits psychotropes et délinquance, sans toutefois être accompagné, selon le dossier public, d'une mesure de prise en charge sociale ou médicale explicitement énoncée par le tribunal lors de l'audience.
La relecture juridique et les suites éventuelles de la procédure n'ont pas été précisées par le tribunal au moment de la publication.