Une mobilisation locale contre la disparition d’un avantage tarifaire
Environ 130 agents du secteur de l’énergie — principalement d’Enedis Aveyron-Lozère, mais aussi d’EDF et de GRDF — se sont mis en grève mardi 15 septembre à Rodez. Le rassemblement s’est tenu de 8 h à 17 h 30 au rond-point Saint-Éloi, selon les organisateurs, pour marquer l’opposition à la suppression du tarif préférentiel auquel ces salariés bénéficient.
La grève s’inscrit dans une mobilisation nationale du personnel de l’énergie, mais prend à Rodez une dimension locale sensible : les syndicats soulignent l’impact de la suppression de cet avantage sur le pouvoir d’achat des agents et mettent en parallèle des difficultés de fonctionnement des services publics d’électricité et de gaz dans le département.
Des revendications multiples : tarif mais aussi effectifs et marché
Les grévistes demandent avant tout le maintien de leur tarif préférentiel. Ils dénoncent par ailleurs l’augmentation de la TVA sur la facture d’énergie, passée de 5,5 % à 20 % l’an dernier, et estiment que les mesures de soutien devraient cibler cette hausse plutôt que leur avantage.
- Maintien du tarif préférentiel pour les agents de l’énergie.
- Sortie du marché européen de l’électricité et du gaz, réclamée par les syndicats.
- Renforcement des effectifs dans les services publics en Aveyron pour assurer les dépannages.
Valentin Couvert, secrétaire général de la CGT Énergie Aveyron-Lozère, a résumé la position des salariés :
« Cet avantage ne représente qu’1 % de la facture des usagers. Alors que la TVA sur la facture de l’énergie est passée de 5,5 % à 20 % l’an dernier. Il faudrait plutôt agir sur cette augmentation de 15 %. »
Une tension sur les moyens et les interventions locales
Les syndicats insistent sur le lien entre effectifs et qualité de service : selon leurs déclarations, le manque d’agents entraîne des retards dans les interventions et, dans certains cas, l’impossibilité de dépanner certains usagers. À l’échelle de la région Nord Midi-Pyrénées (Aveyron, Lozère, Lot, Tarn, Tarn-et-Garonne), la CGT affirme que 97,3 % des agents d’Enedis étaient en grève.
Les organisations syndicales annoncent une nouvelle mobilisation le 29 septembre qui associera l’ensemble des services publics si leurs demandes ne sont pas entendues. Elles ont par ailleurs sollicité une audience auprès de la préfecture de l’Aveyron ; à ce stade, les syndicats indiquent n’avoir reçu aucune réponse officielle.
Impacts et perspectives pour les habitants de Rodez
Pour les Ruthénois, la grève soulève plusieurs questions concrètes : maintien d’un service de dépannage efficace, sécurité des réseaux et continuité de l’alimentation en électricité et en gaz, notamment pour les foyers vulnérables. Les organisations syndicales veulent mettre la pression pour obtenir des réponses rapides sur les questions de pouvoir d’achat des agents et sur les effectifs.
| Élément | Chiffre/horaires |
|---|---|
| Salariés mobilisés à Rodez | ~130 |
| Heures de la mobilisation | 8 h – 17 h 30 |
| Taux de grévistes Enedis (région) | 97,3 % (selon la CGT) |
Les prochaines étapes annoncées par les syndicats — nouvelle journée de mobilisation et demande d’audience à la préfecture — pourraient décider du calendrier d’une riposte élargie qui toucherait plusieurs services publics en Aveyron si les revendications restent sans réponse.
Pour l’heure, la mobilisation met en lumière la fragilité perçue par les salariés des services d’énergie face aux réformes tarifaires et aux effectifs : à Rodez, comme ailleurs, la contestation se veut à la fois symbolique et orientée vers des demandes très concrètes concernant le quotidien des personnels et des usagers.