Chaque année, la question revient lorsque le calendrier tourne : l’automne débute-t-il le 1er septembre ou le 23 septembre ? La réponse dépend de la manière dont on définit les saisons. Pour l’astronomie, l’équinoxe d’automne — cette année prévu le 23 septembre — indique le moment où le jour et la nuit sont pratiquement de même durée. Pour la météorologie, en revanche, la saison d’automne s’étend du 1er septembre au 30 novembre.
Deux définitions, deux usages
La distinction traduit des choix méthodologiques : l’astronomie se base sur la position relative de la Terre et du Soleil, tandis que la météorologie se fonde sur des critères liés au climat et aux températures. Météo France rappelle que les saisons « tournent autour des températures, et non de l’ensoleillement », et qu’elles sont organisées en périodes de trois mois pour faciliter le calcul des moyennes et la comparaison statistique d’une année sur l’autre.
« les saisons météorologiques tournent autour des températures, et non de l'ensoleillement. »
Pourquoi la saison météorologique commence-t-elle au premier jour du mois ?
La solution retenue par les services météorologiques vise à simplifier l’analyse des séries chronologiques : des périodes fixes de trois mois (par exemple juin-juillet-août pour l’été météorologique) permettent de calculer facilement des moyennes saisonnières, d’identifier des anomalies et de comparer des périodes identiques d’une année à l’autre. De plus, le décalage entre l’ensoleillement maximal (autour du solstice de juin) et le pic de température illustre la logique derrière cette découpe.
En effet, bien que l’ensoleillement atteigne son maximum autour du 20 ou 21 juin (solstice d'été), l’atmosphère met du temps à emmagasiner cette chaleur : la température moyenne atteindrait son sommet environ trois semaines plus tard, vers la mi-juillet. C’est pourquoi, en météorologie, l’été se compte classiquement du 1er juin au 31 août, englobant la période la plus chaude.
Conséquences pratiques
Ce choix a des implications concrètes :
- il normalise les calculs de moyennes saisonnières pour les services météorologiques et les instituts climatiques ;
- il facilite la communication des bulletins climatiques aux acteurs économiques sensibles aux saisons (agriculteurs, gestionnaires d’infrastructures, assureurs) ;
- il offre un repère pratique pour les indicateurs statistiques et la comparaison interannuelle.
Autrement dit, lorsque les calendriers annoncent l’« automne météorologique » le 1er septembre, il s’agit d’un repère statistique et opérationnel, pas d’un signal astronomique. L’automne « réel » selon le cycle solaire survient à l’équinoxe, une date mobile mais précise, qui correspond à un phénomène céleste.
Récapitulatif en bref
| Critère | Date / Période |
|---|---|
| Automne astronomique | 23 septembre (équinoxe — égalité jour/nuit) |
| Automne météorologique | 1er septembre – 30 novembre |
| Été astronomique (solstice) | 20 ou 21 juin (ensoleillement maximal) |
| Été météorologique | 1er juin – 31 août (période la plus chaude) |
Pour le grand public, la différence tient surtout à la perception : on peut ressentir l’automne météorologique dès septembre selon les températures et les conditions locales, tandis que l’automne astronomique reste l’instant précis marqué par l’équinoxe.
Du point de vue scientifique et administratif, retenir des mois entiers simplifie l’analyse des séries climatiques et la production des bilans saisonniers, ce qui explique le maintien de la convention du 1er septembre pour l’entrée dans l’automne météorologique.
Publication : rubrique Sciences, WE NEWS.